Choc au PQ - Les hommages fusent de partout

La contribution de Bernard Landry à la vie publique a été saluée dans tout le pays, hier, au lendemain de l'annonce de sa démission.

Le premier ministre Paul Martin a déclaré que le départ de M. Landry aurait certainement un impact sur la scène politique québécoise.

M. Martin a souligné le dévouement de M. Landry au développement du Québec. Il l'a notamment constaté lorsqu'il était ministre fédéral des Finances et que l'ex-chef du Parti québécois (PQ) était un de ses homologues provinciaux.

«Même si je n'étais pas d'accord avec Bernard Landry sur l'avenir du Québec et sur l'unité de notre pays, son dévouement à sa province était manifeste. Je lui souhaite bonne chance», a-t-il dit, de Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.

D'Ottawa, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a lui aussi loué le dévouement du politicien québécois à sa cause et à la vie publique.

«[Sa contribution] restera dans notre mémoire pendant de longues années», a-t-il déclaré dans un communiqué, où il a toutefois précisé que sa vision du Canada était opposée à celle de M. Landry.

De son côté, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont a affirmé que M. Landry avait laissé sa marque dans le débat politique québécois.

Il a salué en lui l'homme de conviction, qu'il s'agisse de son engagement à titre de leader étudiant, de sa passion pour le développement économique, de son combat en faveur du libre-échange et, «surtout, de sa quête inlassable en faveur de l'indépendance du Québec».

«Il faut également reconnaître à M. Landry un sens certain de l'État de même qu'une exceptionnelle longévité politique qui font certainement foi de la qualité de sa contribution à l'évolution politique, économique et sociale du Québec», a indiqué M. Dumont, dans un communiqué de presse.

Tremblay

Le maire de Montréal Gérald Tremblay a pour sa part exprimé sa surprise en apprenant la démission de M. Landry, annoncée samedi lors du congrès du PQ, où il a obtenu 76,2 % d'appuis des militants, ce qui lui est apparu insuffisant pour rester en poste.

«Tous les deux, nous nous intéressons au développement économique et nous avons, tour à tour, occupé le poste de ministre de l'Industrie et du Commerce, a affirmé M. Tremblay, dans un communiqué où il a rendu hommage au politicien souverainiste. M. Landry a accompagné la transformation du Québec moderne et y a contribué.»

Le président général de la Société Saint-Baptiste de Montréal, Jean Dorion, a de son côté insisté sur le fait que ceux qui accusaient M. Landry de s'accrocher avaient reçu samedi un cuisant démenti.

«N'importe quel chef se serait contenté de moins que [les 76,2 % d'appuis], compte tenu des sondages qui avantagent présentement de beaucoup le parti de M. Landry», a-t-il dit dans un communiqué.

Selon lui, la manière «extrêmement structurée» dont M. Landry, qui parlait sans texte, a livré son message, indique bien que son geste avait été «profondément réfléchi».

La section québécoise du Congrès juif canadien (CJC) par ailleurs a tenu à souligner les efforts de sensibilisation manifestés par M. Landry à l'égard de la communauté juive du Québec, ainsi que son désir d'établir un dialogue avec toutes les minorités culturelles «de la mosaïque québécoise».

«Nous espérons que la nouvelle direction du Parti Québécois continuera d'adhérer à ces idéaux», a affirmé dans un communiqué Jeffrey Boro, président de la section québécoise du CJC.

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