«Normal» pour Dubé de s’impliquer dans la gestion hospitalière, dit Legault

Le premier ministre du Québec, François Legault, en conférence de presse mercredi
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le premier ministre du Québec, François Legault, en conférence de presse mercredi

L’intervention du ministre de la Santé afin de régler la crise aux urgences de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont est « normale », a déclaré mercredi le premier ministre François Legault.

« De la manière que le réseau est organisé, c’est normal que le ministre fasse ça », a confirmé le premier ministre en point de presse. « La situation est assez grave à Maisonneuve-Rosemont pour que le ministre, dans la structure organisationnelle actuelle, s’en mêle. »

L’avant-veille, les infirmières des urgences avaient cessé de travailler pour protester contre le climat de travail jugé « toxique » et les heures supplémentaires obligatoires. À la suite de l’intervention du ministre et du président-directeur général du CIUSSS local, une gestionnaire a été remplacée et un médiateur a été dépêché pour assainir la situation.

La déclaration du premier ministre s’inscrit en porte-à-faux avec des propos du ministre de la Santé, Christian Dubé, il y a une semaine.

« Avoir des effets structurants »

« C’est le fun d’éteindre des feux et de régler des urgences, mais moi, je ne suis pas là pour ça », avait lancé le 11 janvier Christian Dubé, interrogé sur la crise dans les urgences, avant d’ajouter : « Je suis là pour avoir des effets structurants qui vont changer des choses. »

Patience, demande François Legault aux Québécois qui composent avec cette crise. « Ça va prendre combien de temps avant de combler tous les postes d’infirmières qu’on voudrait combler ? Une infirmière, c’est au moins trois ans de cégep », a-t-il dit.

« On va essayer, avec l’immigration puis avec la requalification, d’avoir le plus vite possible des infirmières. Il y a des actes qui peuvent être délégués à d’autres corps d’emploi. Ça demande des négociations avec les ordres professionnels. Donc, ce travail-là se fait, mais c’est sûr qu’on ne réussira pas, du jour au lendemain, à combler tous les postes d’infirmières qui sont affichés. »

Tout en disant comprendre la frustration des infirmières et des infirmiers, il a renvoyé les impatients « au plan santé » de son ministre. « Christian s’est donné un plan pour que, dans le mandat, il y ait un grand bout de fait, entre autres, d’ici 2025 », a-t-il ainsi expliqué.

À voir en vidéo