Sébastien Proulx insatisfait des explications du Protecteur du citoyen

«Les communications du Protecteur du citoyen, elles n’étaient pas ambiguës. […] On mentionnait directement le politique. Et hier il a dit que ce n’était pas le cas. [...] Je trouve dommage qu’il ne s’en excuse pas», a affirmé Sébastien Proulx, vendredi matin à la radio.
Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne «Les communications du Protecteur du citoyen, elles n’étaient pas ambiguës. […] On mentionnait directement le politique. Et hier il a dit que ce n’était pas le cas. [...] Je trouve dommage qu’il ne s’en excuse pas», a affirmé Sébastien Proulx, vendredi matin à la radio.

Les explications fournies jeudi par le Protecteur du citoyen à propos du rapport sur le favoritisme au ministère de l’Éducation ne tiennent pas la route et sont insuffisantes, selon l’ancien ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, qui avait été éclaboussé dans cette affaire.

Selon M. Proulx, la faute du bureau du Protecteur ne se limite pas à une erreur de communication, comme l’a avancé son président Marc-André Dowd jeudi.

« Les communications du Protecteur du citoyen, elles n’étaient pas ambiguës. […] On mentionnait directement le politique. Et hier il a dit que ce n’était pas le cas. Il a redit et répété que ce n’était pas le cas. Je trouve dommage qu’il ne s’en excuse pas », a-t-il affirmé, vendredi matin, sur les ondes de l’émission Puisqu’il faut se lever de Cogeco.

M. Proulx n’exclut toujours pas de poursuivre l’institution. « Ce qui a été fait par le Protecteur du citoyen m’a causé des soucis, des problèmes et vraisemblablement des préjudices aussi. Ça a permis à des gens de tenter de remettre en cause mon intégrité. »

Il y a deux semaines, le Protecteur avait publié un communiqué concernant un rapport accablant de favoritisme dans un ministère qui n’était pas identifié. Le communiqué reprochait aux « autorités politiques » et au cabinet du ministre en question d’être intervenus pour favoriser certains organismes dans l’octroi de subventions.

Relancé par Le Devoir, le Protecteur refuse toujours de s’excuser, mais son président invite M. Proulx à « communiquer avec lui s’il désire lui parler en privé », a indiqué son attachée de presse, Carolane Huot. Concernant la nature des erreurs commises, le Protecteur se refuse à « tout nouveau commentaire ».

Le politique blanchi

 

M. Proulx avait été éclaboussé par cette affaire après que le ministre Bernard Drainville a révélé que l’affaire concernait le ministère de l’Éducation et qu’on ait appris que les faits rapportés remontaient notamment à l’époque où il était ministre.

Furieux, ce dernier avait ensuite déclaré dans les médias n’avoir rien à se reprocher, tout en critiquant vivement le travail du Protecteur du citoyen.

Jeudi, le président du bureau du Protecteur est revenu sur cette affaire en affirmant que le politique n’était finalement pas visé par ce rapport.

« Il n’y a aucune conclusion défavorable qui vise M. Proulx ou aucun autre acteur politique ou administratif. Notre seul mis en cause, c’était le ministère de l’Éducation », a fait valoir M. Dowd.

« Au vu des réactions qu’elle a suscitées, je reconnais que cette publication n’a pas permis de bien comprendre l’intervention du Protecteur du citoyen dans ce dossier », a-t-il aussi déclaré.

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