«Québec solidaire a manqué d’élégance», dit le chef libéral intérimaire

Le candidat qui portera les couleurs libérales dans Saint-Henri — Sainte-Anne n’a pas encore été choisi, a affirmé Marc Tanguay.
Jacques Boissinot La Presse canadienne Le candidat qui portera les couleurs libérales dans Saint-Henri — Sainte-Anne n’a pas encore été choisi, a affirmé Marc Tanguay.

En convoitant déjà le siège de l’actuelle députée libérale de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade, Québec solidaire (QS) et son candidat potentiel ont « manqué d’élégance », a déploré jeudi le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay.

« Dominique Anglade est toujours députée de la circonscription jusqu’au 1er décembre », a affirmé M. Tanguay, lors d’un point de presse clôturant trois jours de caucus présessionnel de l’opposition officielle. Le gouvernement n’a pas encore déterminé la date de l’élection partielle. Il dispose de six mois pour le faire à partir du jour de la démission de la députée auprès de l’Assemblée nationale.

Mme Anglade, qui a quitté son poste de cheffe du PLQ le 7 novembre dernier, avait récolté 36,1 % des voix aux dernières élections devant l’avocat Guillaume Cliche-Rivard (27,7 %). Ce dernier a déjà soumis sa candidature pour la course à l’investiture solidaire qui se tiendra en prévision de l’élection partielle dans Saint-Henri–Sainte-Anne. Il veut « reprendre le travail où il l’avait laissé », a-t-il dit.

Le candidat qui portera les couleurs libérales dans Saint-Henri — Sainte-Anne n’a pas encore été choisi, a affirmé Marc Tanguay, plus tôt jeudi. « Nous aurons l’occasion de déposer une excellente candidature, a-t-il ajouté plus tard. Bien évidemment, c’est une discussion que j’aurai à l’interne avec les instances du PLQ. »

D’ici le 1er décembre, le parti doit « tout respect » à Dominique Anglade qui a « très, très bien desservi » sa circonscription.

De son côté, QS rappelle que les élections partielles pourraient être déclenchées dans deux semaines, lorsque Mme Anglade quittera son poste. « C’est normal que des candidats commencent à s’annoncer », a affirmé l’attachée de presse Sandrine Bourque.

Pour le moment, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec n’ont pas encore annoncé de candidat pour ces élections partielles.

Il « faut tout faire pour garder Saint-Henri — Sainte-Anne » au sein du Parti libéral du Québec, estime la nouvelle députée de Mont-Royal — Outremont, Michelle Setlakwe.

Après le départ de Dominique Anglade, le PLQ ne comptera que 19 députés dans ses rangs à l’Assemblée nationale. La formation politique a fait élire 21 personnes le 3 octobre dernier, mais ce nombre est tombé à 20 le 27 octobre dernier en raison de l’exclusion de Marie-Claude Nichols du caucus.

Une équipe de 20 « serait formidable »

Mme Setlakwe souhaite toujours le retour de la députée exclue. « Ce serait formidable qu’on soit une équipe de 20, a-t-elle souligné. Je pense que notre équipe serait encore plus forte avec Mme Nichols. »

Mardi, la députée de Vaudreuil a dit vouloir attendre un nouveau chef pour réintégrer les rangs libéraux. Elle a été éjectée du caucus après avoir refusé des responsabilités au sein du cabinet fantôme de Mme Anglade.

Cette dernière, tout comme le nouveau chef intérimaire Marc Tanguay, ont échoué à la ramener dans le giron de l’opposition officielle.

Michelle Setlakwe aurait préféré faire ses débuts en politique « sans controverse », mais elle veut désormais regarder de l’avant. Tout comme le reste de son équipe. « Je veux me concentrer sur mon travail de parlementaire, a-t-elle dit. Les Québécoises et les Québécois s’attendent à ce qu’on remplisse notre rôle d’opposition officielle. »

Son enthousiasme concernant la politique n’a pas été affecté par l’agitation des dernières semaines, a-t-elle assuré.

Avec François Carabin

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