Youri Chassin ne veut pas dire s’il fait la «baboune»

Youri Chassin, ici photographié en novembre 2019, a refusé d’exclure la possibilité qu’il soit absent en raison de sa déception de ne pas faire partie du Conseil des ministres.
Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Youri Chassin, ici photographié en novembre 2019, a refusé d’exclure la possibilité qu’il soit absent en raison de sa déception de ne pas faire partie du Conseil des ministres.

Le député caquiste de Saint-Jérôme, Youri Chassin, a refusé d’expliquer son absence lors de l’assermentation du Conseil des ministres de jeudi dernier, contrairement à plusieurs de ses collègues qui ont assuré qu’ils ne faisaient pas « la baboune ».

Au moins quatre élus n’ont pas assisté à la cérémonie au cours de laquelle le premier ministre François Legault a présenté sa nouvelle équipe ministérielle.

Dans un bref entretien au Devoir, M. Chassin a refusé d’expliquer pourquoi il n’a pas participé à l’événement. « J’étais absent, cela étant dit, je ne ferai pas de commentaires », a-t-il dit en déclinant une demande d’entrevue.

Relancé, M. Chassin a refusé d’exclure la possibilité qu’il ait été absent en raison de sa déception de ne pas faire partie du Conseil des ministres. « Je préfère ne pas faire de commentaires, a-t-il expliqué. Évidemment ça implique qu’on peut conclure bien des choses. »

Il n’a pas exclu la possibilité de donner des explications sur les réseaux sociaux pour justifier son absence. « [À terme], il y en aura sans doute, mais pour l’instant, je préfère garder ce temps-là pour ne pas faire de commentaires », a-t-il dit.

Pas de « baboune »

Député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger a déclaré lundi que son absence n’était pas motivée par une quelconque déception de ne pas être au Conseil des ministres. « Je n’ai pas été absent parce que je faisais la baboune, a-t-il dit au Devoir. J’avais quelque chose chez moi et je trouvais ça plus important. »

M. Schneeberger a averti le cabinet du premier ministre mercredi, veille de l’assermentation, qu’il avait un engagement personnel qui l’empêcherait d’être présent à l’événement, qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale.

Je préfère ne pas faire de commentaires. Évidemment ça implique qu’on peut conclure bien des choses.

 

« Si tu n’es pas nommé ministre et que tu y vas comme député, tu y vas par courtoisie », a-t-il dit, pour souligner que sa présence était facultative.

Au cours de la dernière législature, M. Schneeberger était leader parlementaire adjoint du gouvernement. Lundi, il a expliqué qu’il avait demandé autre chose qu’un siège au Conseil des ministres, ce qui ne l’a pas empêché d’être quand même déçu de ne pas y accéder.

« On est toujours un peu déçu, a-t-il dit. De toute façon, moi, j’avais déjà demandé autre chose avant l’élection. On va voir si je vais l’avoir ou pas. Je vous dirai si je suis déçu dans les prochains jours. »

Sinusite et rendez-vous médical

 

Sylvie D’Amours, députée de Mirabel, a pour sa part confirmé qu’elle était absente, jeudi dernier, en raison de rendez-vous médicaux.

Le whip en chef, Éric Lefebvre, avait été averti deux jours plus tôt, a-t-elle indiqué au Devoir, en précisant qu’il s’est avéré trop compliqué de changer son rendez-vous. De plus, elle souffre d’une sinusite. « Je l’ai demandé un peu à la dernière minute mardi matin, a-t-elle dit. On avait su la semaine d’avant quand on serait à l’Assemblée nationale. »

Mme D’Amours espérait obtenir l’appui de M. Legault pour devenir la prochaine présidente de l’Assemblée nationale. Mais le premier ministre a plutôt choisi l’ex-ministre de la Culture, Nathalie Roy, qui sera candidate pour le poste lors de la reprise des travaux parlementaires.

Ex-ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours n’était pas surprise de ne pas être appelée pour faire à nouveau partie du Conseil des ministres. « Je ne suis pas amère, je ne suis pas déçue, je suis juste un peu malade, a-t-elle dit. J’ai juste une bonne sinusite, qui tarde à guérir. »

Autre absent, le député d’Orford, Gilles Bélanger, avait « des rendez-vous » jeudi dernier. Cette absence avait été annoncée au préalable au cabinet de M. Legault et, là aussi, il n’était « pas question de faire la baboune », a-t-on indiqué.

La semaine dernière, M. Legault a insisté sur l’importance de maintenir l’unité dans son parti. Il a indiqué qu’il ne tolérerait pas de « chicanes de famille ».

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