Le chef caquiste François Legault prend le téléphone pour lancer un appel au vote

Des électeurs votent au bureau de scrutin du Centre Marie-Médiatrice, dans Rosemont.
Valérian Mazataud Le Devoir Des électeurs votent au bureau de scrutin du Centre Marie-Médiatrice, dans Rosemont.

Le chef caquiste, François Legault, a lancé un appel au vote, lundi, tout en rappelant ses engagements électoraux.

Dans un local électoral, il a fait quelques appels téléphoniques à des sympathisants caquistes pour les inciter à participer au scrutin. Le chef caquiste s’est mesuré à plus de boîtes vocales qu’à d’électeurs en chair et en os. « C’est important d’aller voter », a-t-il dit en laissant un message, sous le regard des représentants des médias.

La directrice générale de la Coalition avenir Québec, Brigitte Legault, était présente à ses côtés. « Des messages de vous, je pense que ça va faire la job », a-t-elle souligné en reconnaissant que certains vont peut-être « penser qu’on les niaise, que c’est un faux appel ».

M. Legault a confirmé qu’il devait parfois assurer que c’est bien lui qui téléphone quand un électeur répond. « Il y a souvent des gens qui disent ça. Est-ce que c’est le vrai François Legault ? Est-ce qu’il y en a un pas vrai ? » a demandé le chef caquiste sans obtenir de réponse.

Quelques minutes plus tôt, M. Legault avait rappelé ses engagements électoraux. Il avait également invité ses militants à redoubler d’efforts pour « faire sortir le vote » des électeurs sympathisants.

« Il faut les convaincre d’aller voter, a-t-il dit. On le sait, c’est pas vrai juste au Québec, c’est vrai pas mal partout dans le monde, les gens vont pas tous voter. Ils ont d’autres préoccupations, d’autres priorités. »

Contrairement aux autres chefs, M. Legault avait choisi de voter par anticipation dimanche dernier, dans sa circonscription de L’Assomption.

Devoir accompli au Parti libéral

 

La cheffe libérale, Dominique Anglade, a le sentiment du « devoir accompli » en pensant aux cinq dernières semaines de campagne électorale, durant lesquelles elle a sillonné le Québec.

« J’ai le sentiment d’avoir tout donné dans cette campagne », a souligné lundi matin Mme Anglade. Cette dernière s’est dite fière « d’avoir été elle-même » durant cette période, en étant à l’écoute et en présentant ses idées. Lundi matin, l’aspirante première ministre a fait son devoir de citoyenne en votant dans sa circonscription, Saint-Henri–Sainte-Anne.

Quant aux résultats du scrutin, la cheffe libérale est « fébrile », mais toujours « confiante ». Même en ce qui concerne certains bastions libéraux qui pourraient être menacés, comme ceux de La Pinière et de Laporte, en Montérégie. « Tout va dépendre de la sortie de vote, et c’est pour ça que c’est un message important à envoyer à tous les Québécois d’aller voter aujourd’hui », a-t-elle toutefois affirmé.

Sérénité à QS

Le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, s’est dit « très serein » après une trentaine de journées de campagne électorale. « Aujourd’hui, c’est la chose la plus importante : aller voter », a-t-il fait valoir tout en marchant d’un bon pas, avec femme et enfant, vers son bureau de vote, dans la circonscription de Gouin.

L’homme de 32 ans a voté loin des caméras. En effet, la directrice de scrutin a empêché les journalistes de s’approcher et de photographier l’aspirant premier ministre au moment où il déposait son bulletin de vote dans l’urne.

Participation espérée au PQ

 

Peu après avoir voté, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a soutenu qu’il s’« inquiét[ait] moins » d’une démobilisation des électeurs cette année. « J’ai trouvé qu’on a réussi, tous les partis ensemble, à livrer des débats, puis à intéresser à un niveau qui me donne espoir que le taux de participation sera nettement meilleur qu’aux élections générales de l’Ontario, par exemple, où on a atteint un 43 %, qui est vraiment catastrophique. »

Sous un ciel radieux, il a exhorté les Québécois à sortir voter. « La journée est belle », a-t-il observé.

Confiance au PCQ

 

Éric Duhaime a voté en fin de matinée au bureau de scrutin de Chauveau, en compagnie de son conjoint. En mêlée de presse à la sortie, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a réitéré qu’un taux de participation fort devrait jouer en sa faveur. « Parce que notre profil d’électeur est un profil qui traditionnellement vote moins et, cette fois-ci, il est motivé. […] Je pense que si les bureaux de vote par anticipation ont connu plus de succès cette année, je pense que c’est pas étranger à notre montée. »

À propos des sondages qui lui prédisent une défaite dans sa circonscription, il dit s’attendre à causer des surprises. « J’ai toujours été sous-estimé. […] Au début, on nous disait que ça lèverait pas […]. Aujourd’hui, on est rendus entre 15 et 20 %. […] On a toujours fait mieux que les attentes, et j’ai confiance que ce soir, ça va être encore le cas. »

Sur le plan personnel, il s’est dit peu anxieux, parce que son parti a déjà gagné à certains égards. « On n’a peut-être pas le même stress que les autres partis, parce qu’on est la seule formation politique aujourd’hui qui est certaine de faire mieux que la dernière fois. »

Ce soir, les militants du Parti conservateur doivent se réunir au Manoir du Lac Delage, où quelques centaines de bénévoles sont attendus.

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