St-Pierre Plamondon invite les Québécois à le «juger au mérite»

Le rassemblement, le plus important de la campagne du PQ, a été l’occasion pour des artistes de montrer leur soutien à la campagne de Paul St-Pierre Plamondon.
Paul Chiasson La Presse canadienne Le rassemblement, le plus important de la campagne du PQ, a été l’occasion pour des artistes de montrer leur soutien à la campagne de Paul St-Pierre Plamondon.

À moins de 36 heures du jour du scrutin, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, veut transformer la « vague de sympathie » qu’il a ressentie tout au long de la campagne en votes. « Jugez-nous au mérite », a-t-il lancé aux indécis, devant plusieurs centaines de militants au dernier rassemblement de campagne de sa formation.

En clôture d’une soirée ponctuée de performances musicales au Théâtre Paradoxe, « PSPP » s’est adressé directement aux électeurs qui n’ont toujours pas fait de choix, leur rappelant que « la porte est ouverte ».

« On vous demande de nous juger au mérite, au mérite de notre campagne, au mérite de notre sincérité », a dit M. St-Pierre Plamondon devant une foule parsemée de drapeaux du Québec. « Jugez-nous au mérite pour le bien de notre démocratie ; jugez-nous au mérite pour le bien de la démocratie. »

Le chef péquiste s’inquiète d’un scénario « où la CAQ [Coalition avenir Québec] obtiendrait 30 et quelques [points de] pourcentage et se retrouverait avec 90 — peut-être plus — députés ». « Pourtant, les partis d’opposition ont démontré durant cette campagne toute leur pertinence », a-t-il soutenu.

Le rassemblement, le plus important de la campagne du PQ, a été l’occasion pour des artistes de montrer leur soutien à la campagne de Paul St-Pierre Plamondon. « J’ai l’impression que tu es en train de rapailler le monde et ça fait du bien à voir aller », lui a lancé l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Belliard, avant d’entonner sa chanson « Falardeau » : « à force de courage, à force de courage, un pays, un pays ». Quelques moments plus tard, c’était au tour de l’artiste Daniel Boucher — qui avait officiellement donné son appui au parti en cours de campagne — de chanter à un public conquis.

Également présente dans la foule, l’ex-première ministre Pauline Marois a salué la « révélation de cette campagne électorale », M. St-Pierre Plamondon. « Je veux vous dire merci d’avoir fait revivre l’espoir. Merci de ne pas avoir démissionné, de ne pas avoir oublié que le Québec va poursuivre la route qui lui permettra d’être véritablement maître de son destin », a-t-elle lancé dans un discours.

Pour sauvegarder le français

 

À la suite d’un mandat caquiste marqué selon PSPP par un « déclin […] marqué et […] rapide du français », il convenait pour le chef de se présenter dans une circonscription montréalaise, a-t-il dit.

« Si c’est à Montréal que se passent les décisions importantes au cours des prochaines années pour l’avenir du français, si, vraiment, Montréal fait partie du Québec à part entière et que le destin national des Québécois passe par Montréal, […] très bien. Le chef du Parti québécois va se présenter à Montréal et il va gagner », a-t-il clamé devant des partisans endiablés.

À l’amorce du dernier sprint, le leader péquiste invite de nouveau les Québécois à appuyer « le seul parti à porter avec vigueur le projet d’indépendance ». « Il y a tout un party au parti québécois », a-t-il affirmé.

Le PQ avait amorcé la journée de samedi à Québec avant de prendre la direction de Trois-Rivières. Dans sa ville natale, le chef péquiste a appelé les militants péquistes à « convaincre les indécis », comme le demandait le premier ministre Jacques Parizeau en 1995, mais aussi son prédécesseur Jean-François Lisée.

Dimanche, la caravane amorce le dernier blitz de la campagne, avec un trajet en avion à Gaspé, à Sept-Îles, puis à Jonquière. M. St-Pierre Plamondon sera à Montréal lundi pour voter et participer à la soirée électorale de sa formation, à Boucherville.

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