Québec solidaire se pose en contrepoids de gauche à la CAQ

Gabriel Nadeau-Dubois et son parti veulent être un contrepoids progressiste, écologiste et indépendantiste à la CAQ.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Gabriel Nadeau-Dubois et son parti veulent être un contrepoids progressiste, écologiste et indépendantiste à la CAQ.

Gabriel Nadeau-Dubois s’est employé tout au long de la campagne à présenter Québec solidaire (QS) comme une solution de remplacement progressiste, écologiste, indépendantiste, mais qui n’a rien de dangereux, à la Coalition avenir Québec.

L’homme de 32 ans s’est élancé sur la route de campagne en n’apportant que la plateforme électorale de QS — un document expurgé des idées dérangeantes du programme du parti, comme celle de « restreindre le port des armes à feu » par les policiers — et son « ambitieux, rigoureux et transparent » plan de lutte contre les changements climatiques, Vision 2030.

Aux quatre coins du Québec, l’aspirant premier ministre a répété que les Québécois allaient participer à « l’élection de la dernière chance » pour le climat lundi.

Il a essayé autant que faire se peut de présenter la lutte contre les gaz à effet de serre comme un projet de société où personne ne fait la morale à qui que ce soit. « Voir la transition écologique comme [si elle était] basée sur les choix individuels seulement, je pense que c’est une vieille manière de voir les choses. Nous, ce qu’on veut, à Québec solidaire, c’est de donner la possibilité de faire de meilleurs choix », a-t-il fait valoir dans l’un des nombreux locaux électoraux où il est allé faire du pointage.

Le co-porte-parole solidaire s’est aussi affairé à repousser les tirs portés contre son plan pour le climat, qui est, selon le chef caquiste, François Legault, bourré de « taxes orange » — une taxe sur les véhicules les plus polluants par-ci, une taxe sur les actifs nets excédant 1 million de dollars par-là.

Il a subi un test de leadership après avoir appris que sa candidate Marie-Ève Rancourt avait retiré un dépliant aux couleurs péquistes de la boîte aux lettres d’un électeur de la circonscription de Camille-Laurin, où elle briguait les suffrages sous la bannière de QS.

En 10 ans, Gabriel Nadeau-Dubois est passé de la rue, où il menait la mobilisation contre la hausse des droits de scolarité projetée par le gouvernement Charest pendant le Printemps érable, à l’avant-plan de la scène politique, où il représente la « génération climat ».

« GND » ambitionne d’assumer les responsabilités de chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale. Peu importe où il se retrouvera dans le Salon bleu après le scrutin, il « talonnera » le gouvernement afin de le « forcer » à agir pour traverser la crise climatique et résoudre la crise du logement, a-t-il promis.



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