Certains dramatisent avec la fonderie Horne, dit Legault

Le chef caquiste, lors de son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain mercredi
Ryan Remiorz La Presse canadienne Le chef caquiste, lors de son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain mercredi

Le chef caquiste, François Legault, a minimisé mercredi les risques pour la santé liés aux émissions d’arsenic par la fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

Avant de prendre la route vers l’Abitibi-Témiscamingue, M. Legault a réagi à des critiques de médecins qui lui reprochaient d’avoir affirmé dimanche à Tout le monde en parle que la situation était sécuritaire.

« Ça dépend de la définition de sécuritaire, a-t-il dit lors d’une entrevue radio à la station 98,5 FM. J’invite tout le monde à Rouyn-Noranda à lire le rapport de la Santé publique. Ce n’est pas aussi dramatique que certains le disent. »

Lors d’un point de presse, à la suite d’un discours qu’il a prononcé devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Legault n’a pas répété que la situation était sécuritaire.

« Je ne suis pas un médecin, il y a un rapport de la santé publique qui est disponible », a-t-il dit.

M. Legault a affirmé qu’il souhaiterait diminuer les rejets d’arsenic à 3 ng/m³, soit la norme québécoise.

« On dit que ce n’est pas possible techniquement », a-t-il dit.

Le gouvernement de la CAQ veut limiter la concentration dans l’air d’arsenic émis par la fonderie Horne à 15 ng/m³ d’ici 5 ans, alors que la norme provinciale est de 3 ng / m³. L’entreprise avait auparavant obtenu la permission d’émettre au maximum 100 ng/m³.

En juillet, un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) concluait que, sur une période de 70 ans, entre un et quatorze résidants de Rouyn-Noranda de plus développeraient un cancer si l’entreprise Glencore ne diminue pas les rejets d’arsenic de la fonderie Horne.

À voir en vidéo