St-Pierre Plamondon ne vise pas que l’opposition, assure-t-il

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, en conférence de presse, samedi, à Longueuil
Graham Hughes La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, en conférence de presse, samedi, à Longueuil

Paul St-Pierre Plamondon maintient qu’il n’a jamais concédé la victoire à François Legault en disant qu’il « voudrait être une opposition officielle constructive ».

Dimanche soir, à l’émission Tout le monde en parle, le chef du Parti québécois (PQ) avait détaillé pendant plusieurs secondes ses intentions pour la prochaine législature. « Moi, je voudrais être une opposition officielle constructive », avait-il déclaré avant de se raviser : « c’est sûr que j’aimerais ça, être premier ministre ».

Interrogé lundi matin sur ses propos, « PSPP » a tenu à clarifier les faits. Son objectif principal est d’élire un gouvernement péquiste. À un journaliste qui lui demandait s’il concédait déjà la victoire, il a répondu que « ce n’est pas ça [qu’il avait] dit ».

« En même temps, je pense, par souci d’honnêteté, il faut nommer une des possibilités, à savoir qu’on donnerait le pouvoir absolu à François Legault et la CAQ alors qu’on sait qu’il y a des enjeux de transparence, il y a des enjeux de contrepoids, de qui va veiller au grain sur certains enjeux essentiels », a-t-il convenu en direct des Îles-de-la-Madeleine.

Le chef péquiste acceptera le mandat que lui confieront les Québécois le 3 octobre. « Dans l’éventualité où les Québécoises et les Québécois me donneraient le mandat d’être chef de l’opposition officielle, ce sera une opposition officielle constructive », a-t-il répété.

Selon M. St-Pierre Plamondon, les manières de faire des autres groupes d’opposition — particulièrement Québec solidaire — ont laissé à désirer dans les derniers mois. « Ça continue dans les derniers jours. Les jeunes contre les vieux, des épithètes, a-t-il soulevé, sans nommer les échanges entre François Legault et Gabriel Nadeau-Dubois. Je pense avoir démontré que lorsqu’on s’adresse constructivement aux gens, bien, il y a plus d’intérêt pour la politique. »

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