Anglade «confiante» pour Marguerite-Bourgeoys

Après un saut vendredi et samedi en Outaouais, où se trouvent certains bastions du Parti libéral du Québec (PLQ), Mme Anglade a terminé la fin de semaine à LaSalle pour «faire sortir le vote».
Justin Tang La Presse canadienne Après un saut vendredi et samedi en Outaouais, où se trouvent certains bastions du Parti libéral du Québec (PLQ), Mme Anglade a terminé la fin de semaine à LaSalle pour «faire sortir le vote».

Les libéraux ont fait campagne dimanche dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, pour une deuxième fois depuis le déclenchement des élections. La cheffe Dominique Anglade est « confiante » de pouvoir garder ce château fort, même si la Coalition avenir Québec (CAQ) pourrait venir mêler les cartes.

Après un saut vendredi et samedi en Outaouais, où se trouvent certains bastions du Parti libéral du Québec (PLQ), Mme Anglade a terminé la fin de semaine à LaSalle pour « faire sortir le vote ». Même si elle ne veut rien tenir « pour acquis », elle est persuadée que sa formation politique aura de bons résultats.

Selon les dernières projections de Qc125, son parti récolterait 36 % des intentions de vote, alors que la CAQ aurait 31 % des voix.

 

Le candidat libéral dans Marguerite-Bourgeoys, Fred Beauchemin, dit avoir opté pour une stratégie électorale basée sur le porte-à-porte. La députée sortante du PLQ, Hélène David, était très appréciée en raison de sa présence « sur le terrain », notamment auprès des organismes communautaires, souligne-t-il. « Je me fais répéter tout le temps : “est-ce que tu vas être aussi bon que Mme David a été avec nous ?”»

Rencontrée au parc Angrignon, Pierrette Tourigny raconte avoir voté pour la députée sortante en 2018. Mais, cette fois, elle a choisi la formation caquiste. Si elle aime Dominique Anglade « comme personne », la cheffe libérale « n’a pas d’équipe » derrière elle, affirme-t-elle.

Mme Anglade, qui a été présidente de la CAQ de 2012 à 2013, « aurait dû y rester», fait valoir la femme de 79 ans.

À quelques centaines de mètres de là, près du carrefour Angrignon, les soeurs Cassandra et Maria Esposito disent avoir besoin de plus de temps pour choisir à qui ira leur vote le 3 octobre prochain.

Le PLQ, qui a représenté la circonscription durant le dernier mandat, « aurait pu en faire plus », soulève Cassandra, qui promène son chien. Que pensent les deux soeurs de Mme Anglade ? « J’aime le fait qu’elle soit une femme », répondent-elles à l’unisson.

Au sujet du gouvernement sortant, Maria Esposito déplore le projet de loi 96. Ce dernier, adopté en mai 2022, impose notamment trois cours « en » ou « de » français de plus dans les cégeps anglophones. « Je ne crois pas qu’on devrait forcer les gens à quoi que ce soit », dit-elle, en anglais. La jeune femme de 24 ans souligne toutefois l’importance de protéger la langue de Molière. Elle se dit «fière» de la parler.

Legault ni « mieux » ni « pire »

Assis à un banc du carrefour Angrignon, Jean Lavoie raconte avoir voté par anticipation plus tôt en matinée. Il a choisi la formation caquiste.

M. Lavoie n’est pas en accord avec ceux qui critiquent la gestion de la pandémie du premier ministre sortant et actuel chef caquiste, François Legault. « Les autres auraient-ils fait mieux ?, questionne l’homme de 78 ans. On ne sait pas. »

À ses côtés, Ginette Chayer est du même avis. « Il a peut-être été plus sévère dans un sens, mais lui, il fallait qu’il suive ce que la Santé [publique] disait aussi.» Elle estime que M. Legault n’est ni « mieux » ni « pire » que les autres aspirants premiers ministres.

La femme de 69 ans admet ne pas connaître « plus que ça » la cheffe libérale. Mais elle n’est pas férue de politique, précise-t-elle. « Même le débat qu’il y a eu [jeudi dernier], je ne l’ai pas regardé. »

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