François Legault, «un premier ministre correct en 1992», selon Nadeau-Dubois

«Encore une fois, François Legault, au lieu de proposer aux Québécois et aux Québécoises un plan pour lutter contre les changements climatiques, bien, il a passé le débat à chialer contre le plan de Québec solidaire», a soulevé le co-porte-parole solidaire.
Paul Chiasson La Presse canadienne «Encore une fois, François Legault, au lieu de proposer aux Québécois et aux Québécoises un plan pour lutter contre les changements climatiques, bien, il a passé le débat à chialer contre le plan de Québec solidaire», a soulevé le co-porte-parole solidaire.

François Legault aurait été un « premier ministre correct en 1992 », avant que l’urgence climatique prenne toute la place, a affirmé vendredi le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, quelques heures avant une marche pour le climat à laquelle le chef caquiste ne participera pas.

Au lendemain du débat des chefs de Radio-Canada — au cours duquel les deux leaders s’étaient envoyé des volées de bois vert d’un côté et de l’autre du plateau —, M. Nadeau-Dubois en a rajouté une couche, vendredi avant-midi.

« Encore une fois, François Legault, au lieu de proposer aux Québécois et aux Québécoises un plan pour lutter contre les changements climatiques, bien, il a passé le débat à chialer contre le plan de Québec solidaire », a soulevé le co-porte-parole solidaire.

À plusieurs reprises jeudi, le chef caquiste avait dit du plan solidaire en matière de lutte aux changements climatiques qu’il avait un objectif « noble », mais qu’il relevait de la « magie ». « C’est un peu comme si vous étiez au pays des merveilles », a-t-il lancé à son adversaire, qui lui a répondu qu’il devrait « ranger les décorations d’Halloween » et « arrêter de faire peur aux gens ».

François Legault a ainsi démontré qu’il était un chef d’État d’une autre époque, selon M. Nadeau-Dubois. « [Il] a fait la démonstration qu’il aurait été un excellent premier ministre… euh, disons, un premier ministre correct en 1992, quand la lutte aux changements climatiques, ce n’était pas la plus grande priorité pour toute une génération », a illustré le porte-parole solidaire vendredi matin.

Gabriel Nadeau-Dubois et Dominique Anglade sont les deux seuls leaders des cinq grands partis à avoir confirmé sa participation à la marche sur le climat organisée vendredi au centre-ville de Montréal. La Coalition avenir Québec et le Parti québécois — en raison de l’absence de Paul St-Pierre Plamondon pour cause de maladie — ont, eux, dépêché des contingents de candidats.

Vendredi, François Legault s’est justifié en disant qu’il était « à la rencontre des citoyens ». « Il reste 11 jours » avant le scrutin, a-t-il noté en marge d’une mêlée de presse.

Quant au Parti conservateur du Québec, il ne sera pas représenté par son chef, Éric Duhaime. « Je ne participe à aucune manifestation ou à peu près pas. Sauf celles qu’on organise », s’est-il contenté de dire lorsqu’interrogé sur son absence, vendredi.

D’autres détails suivront.

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