Le PLQ propose un meilleur soutien aux personnes handicapées et leurs familles

La cheffe libérale Dominique Anglade s’est assurée d’un maximum de visibilité, mercredi, en étant la seule à tenir des activités publiques, ses adversaires étant tous cloîtrés en préparation du débat de jeudi soir.
Paul Chiasson La Presse canadienne La cheffe libérale Dominique Anglade s’est assurée d’un maximum de visibilité, mercredi, en étant la seule à tenir des activités publiques, ses adversaires étant tous cloîtrés en préparation du débat de jeudi soir.

La cheffe libérale Dominique Anglade s’est assurée d’un maximum de visibilité, mercredi, en étant la seule à tenir des activités publiques, ses adversaires étant tous cloîtrés en préparation du débat de jeudi soir.

De passage dans une maison de soutien aux familles avec une personne handicapée à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal, elle a annoncé qu’un gouvernement libéral mettrait sur pied un Secrétariat dédié aux personnes handicapées et autistiques, afin de « donner une voix à plus d’un million de personnes qui vivent avec une incapacité ».

À ses côtés, le candidat libéral dans Laporte, Mathieu Gratton, a livré un vibrant plaidoyer en faveur de cette clientèle. « En tant que société, même si les gens handicapés ne vont pas voter, même si les personnes autistes ne vont majoritairement pas voter, même si les gens avec une déficience intellectuelle ne vont pas voter, il faut, nous, travailler pour leur rendre la vie plus facile », a-t-il dit.

Mme Anglade se propose également de créer une commission d’experts pour se pencher sur la réalité de la transition à l’âge adulte, et ce, jusqu’à l’âge aîné, une vie adulte où très souvent les personnes handicapées sont prises en charge par leurs familles.

Pour ces dernières, le Parti libéral entend bonifier l’offre de répit, quasi inexistante. Les propositions comprennent également une offre de stages subventionnés en entreprise et la création d’une carte d’identité avec photo pour les personnes ne pouvant détenir un permis de conduire.

Mathieu Gratton a fustigé au passage la promesse faite par François Legault, la semaine dernière, d’investir 100 millions $ pour créer 500 places en centres de répit pour enfants mineurs et majeurs en situation de handicap.

« L’annonce qui a été faite la semaine passée par la CAQ, pour moi et pour les gens sur le terrain, ça ne veut rien dire », a-t-il laissé tomber, déplorant l’absence de consultation du milieu et soulignant que 500 places, cela ne signifie que 30 places par région.

En porte-à-faux avec son parti

Mme Anglade a de nouveau été invitée à s’expliquer sur sa volonté d’amener une réforme du mode de scrutin, exprimée en entrevue la veille. Une lettre de son propre parti, envoyée au Mouvement démocratie nouvelle datée du 13 septembre dont Radio-Canada a obtenu copie, dit pourtant exactement le contraire, soit que PLQ n’est pas favorable à l’idée.

« Plus de 60 % des gens ne veulent pas de François Legault comme premier ministre. Qu’est-ce qu’on fait collectivement comme Québécois ? », s’est-elle interrogée. Invitée à s’expliquer sur le fait que son parti n’est pas du tout sur la même page qu’elle, elle a rétorqué que « le rôle d’un leader c’est exactement ça », soit d’identifier des problèmes et d’amener ses troupes à le confronter.

Elle s’est cependant gardée d’aller jusqu’à se commettre à réaliser une telle réforme si elle est portée au pouvoir.

« J’aimerais ça pouvoir les régler les distorsions d’une manière ou d’une autre, mais je n’ai pas de réponse concrète à vous donner aujourd’hui. Ce que vous avez de ma part aujourd’hui et pour tous les citoyens, c’est une ouverture à avoir cette conversation-là », a-t-elle dit.

Québec solidaire et le Parti québécois se sont déjà dit en faveur d’une telle réforme que le premier ministre sortant, François Legault, a balayé du revers de la main, affirmant que ce n’était pas dans les priorités de son parti ou de la population.

Mme Anglade prévoyait se consacrer à la préparation au débat durant la journée de jeudi et une partie de la journée de mercredi, mais celle-ci était aussi meublée de deux autres sorties médiatiques.

Elle s’est toutefois défendue de profiter du retrait de ses adversaires pour prendre toute la place dans l’espace public, affirmant qu’elle cherchait d’abord à faire avancer ses idées. « On ne mène pas une campagne camomille ! On veut encore parler d’enjeux à la veille du débat. Il y a de la préparation qui est commencée et qui va se poursuivre aujourd’hui et demain. »

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