Le PQ assure qu’il ne taxerait pas l’essence

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors d’un événement de campagne, samedi, à Montréal
Graham Hughes La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors d’un événement de campagne, samedi, à Montréal

François Legault fait fausse route quand il affirme que le Parti québécois (PQ) propose une taxe sur l’essence, soutient le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon. « Ça sort de nulle part », a-t-il dit lundi, à partir de Sept-Îles.

« Je n’ai pas compris ce qui s’est passé », a-t-il ajouté, en référence au débat de jeudi dernier sur les ondes de TVA. Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, avait alors reproché à l’équipe péquiste de vouloir « mettre une surtaxe sur l’essence ». « De combien parlez-vous ? Trente cents le litre, un dollar le litre ? » avait-il demandé à M. St-Pierre Plamondon.

Dans les faits, le programme péquiste ne comporte pas de taxe à la pompe. Il prévoit cependant taxer les « surprofits » de l’industrie pétrolière. Cette proposition, qui se trouvait dans le cadre financier du PQ, a été détaillée lundi par M. St-Pierre Plamondon et sa candidate dans Duplessis, Marilou Vanier.

En pratique, le parti indépendantiste désire taxer à la hauteur de 25 % les « surprofits » des pétrolières, qui, selon M. St-Pierre Plamondon, tiennent « littéralement [les] Québécois et Québécoises en otage ».

Qu’est-ce qu’un « surprofit » ? « Il s’agit de prendre les six meilleurs mois sur dix ans et de les comparer au deuxième groupe des six meilleurs mois sur dix ans. Vous voyez que c’est un calcul très, très prudent », a affirmé M. St-Pierre Plamondon, lundi, devant les réservoirs de l’Imperial Oil, à Sept-Îles.

Ce faisant, le PQ entend récupérer annuellement des sommes d’« environ un milliard de dollars », lesquelles serviraient à financer la bonification du crédit d’impôt à la solidarité inscrite dans son programme. « Je n’exclus pas que ça soit plus payant », a affirmé le chef du PQ.

M. St-Pierre Plamondon affirme qu’en aucun cas sa taxe sur les « surprofits » ne se transposerait sur la facture du consommateur. « Il faut comprendre qu’on ajoute un bureau de la concurrence québécois avec des dents. Vous allez voir les prix chuter », a-t-il indiqué.

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