Québec solidaire veut réduire «au minimum» les listes d’attente en santé mentale

M. Nadeau-Dubois a parlé d’un investissement de 280 M$ par année, soit 1,1 milliard $ sur quatre ans. Une part de cette somme servirait à augmenter les salaires des psychologues du public, afin de combler leur écart avec le secteur privé, qui s’élève en moyenne à 30%.
Adrian Wyld La Presse canadienne M. Nadeau-Dubois a parlé d’un investissement de 280 M$ par année, soit 1,1 milliard $ sur quatre ans. Une part de cette somme servirait à augmenter les salaires des psychologues du public, afin de combler leur écart avec le secteur privé, qui s’élève en moyenne à 30%.

Après avoir promis au printemps de « mettre fin » aux listes d’attente en santé mentale, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) parle désormais de les réduire « au minimum ».

La formation politique a réitéré dimanche son engagement de ramener 900 psychologues dans le réseau public. Elle veut aussi embaucher 1000 professionnels pouvant fournir des services de psychothérapie, tels que des travailleuses sociales, des psychoéducateurs et des sexologues qui seraient déployés dans les réseaux de la santé et des services sociaux, ainsi que dans les écoles.

 

QS avait annoncé cet engagement au printemps dernier afin d’éliminer les listes d’attente.

Dimanche matin, le leader solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a plutôt nuancé la cible de la mesure, en conférence de presse, à Sherbrooke.

« L’objectif à terme, c’est qu’il n’y ait plus de liste d’attente en santé mentale au Québec. Mais il ne faut pas se voiler le visage ; la crise de santé mentale, elle est grave. On veut faire diminuer cette liste-là le plus possible », a-t-il affirmé, en compagnie de sa candidate dans Saint-François, Mélissa Généreux, experte en santé publique.

« Des promesses lancées en l’air, je pense qu’en santé, en général, les Québécois sont tannés de ça. Donc, ce que je vous dis, c’est qu’on va réduire ces listes-là au minimum, a-t-il poursuivi. […] Que les gens aient de l’aide dans le meilleur délai possible, et ça, ça dépend de la personne, de la nature du problème. »

M. Nadeau-Dubois s’est défendu d’avoir révisé le but de l’engagement présenté en avril dernier. Selon lui, « il y a des différences de formulations, mais l’idée est la même ».

« On va investir massivement pour que les gens aient un accès aux soins de santé mentale. Ça veut dire ça, mettre fin aux listes d’attente le plus vite possible, les réduire le plus possible », a-t-il soutenu.

Afin d’attirer de nouveau des psychologues qui ont déserté le secteur public, un gouvernement solidaire bonifierait « immédiatement » leurs salaires et rehausserait leur autonomie professionnelle pour améliorer leurs conditions de travail.

Pour concrétiser ces embauches et celles des autres professionnels, M. Nadeau-Dubois a parlé d’un investissement de 280 M$ par année, soit 1,1 milliard $ sur quatre ans. Une part de cette somme servirait à augmenter les salaires des psychologues du public, afin de combler leur écart avec le secteur privé, qui s’élève en moyenne à 30 %.

Quelques heures à la suite de l’annonce, le parti a dû toutefois préciser qu’il augmenterait progressivement le budget alloué à la santé mentale pour atteindre au bout d’un premier mandat 282 M$ par année, totalisant un investissement de 704 M$ d’ici 2026-2027.

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