Le PQ plaide pour un protecteur des aînés

Les aînés ont besoin d’un protecteur des aînés, car le mandat du Protecteur des citoyens du Québec est « très large », croit le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.
Graham Hughes La Presse canadienne Les aînés ont besoin d’un protecteur des aînés, car le mandat du Protecteur des citoyens du Québec est « très large », croit le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.

Les aînés ont besoin d’un protecteur des aînés, car le mandat du Protecteur des citoyens du Québec est « très large », croit le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.

Le PQ a réitéré dimanche son engagement de créer un poste de protecteur des aînés, en conférence de presse à Saguenay. « C’est une chose d’avoir un coroner qui intervient lorsque le mal est fait, déplore son chef. Nous, on n’accepte pas que des aînés perdent la vie dans des circonstances inacceptables. »

Si le protecteur du citoyen doit protéger l’ensemble de la population, la réalité des aînés soulève des enjeux précis, selon M. St-Pierre Plamondon. « On veut que le protecteur des aînés soit entièrement dédié à cette mission-là et développe l’expertise en matière de prévention de la maltraitance. »

M. St-Pierre Plamondon se défend de créer une autre structure tandis que le Protecteur du citoyen s’est déjà penché sur le sujet. « Quand on parle de finances publiques, c’est une dépense de 12 millions $. Ce n’est pas une dépense démesurée, non plus. »

Si le Protecteur du citoyen doit protéger l’ensemble de la population, la réalité des aînés soulève des enjeux précis, selon le chef de la formation souverainiste. « On veut que le protecteur des aînés soit entièrement dédié à cette mission-là et développe l’expertise en matière de prévention de la maltraitance. »

« Le Protecteur du citoyen, avec les ressources qui lui sont données, fait un travail qui est utile, mais on ne peut pas s’attendre que le protecteur du citoyen puisse couvrir tous les aspects du respect des droits, puis du sort de chaque citoyen. C’est un mandat qui est très large. »

Pont à Tadoussac

Un gouvernement péquiste n’attendrait pas une autre étude sur la faisabilité pour construire un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine au-dessus de la rivière Saguenay, a promis M. St-Pierre Plamondon.

La caravane du PQ s’est arrêtée à Tadoussac, plus tard en avant-midi, pour rencontrer des membres de la Coalition Union 138, qui plaide en faveur du projet d’un pont qui relierait les deux segments de la route 138. La liaison est actuellement assurée par un traversier.

Deux nouvelles études, une sur les aspects techniques et l’autre sur l’aspect social économique, sont attendues d’ici 2023. Le chef péquiste ne voit pas la pertinence d’attendre la fin 2023 avant de prendre un engagement ferme. « On a un pont qui a fait l’objet de 14 études depuis 1973 qui concluent tous à la nécessité de relier la Côte-Nord au reste du Québec », répond-il.

Selon lui, le projet sur la route 138 ne peut pas être comparé au débat sur le troisième lien à Québec, devenu un enjeu électoral à travers la province. Il affirme que la construction d’un pont serait plus environnementale que le traversier qui effectue 40 000 passages par année. « Le traversier brûle énormément de carburant. »

Présent à l’annonce, le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, confirme que le PQ est la formation politique qui a pris l’engagement le plus ferme en faveur du projet d’infrastructure. « Il est prêt à aller de l’avant, c’est ce qu’on comprend de son discours. »

Il affirme cependant avoir eu une « belle écoute » de François Legault, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). « Il parle d’étude positive, si les études sont positives [le projet pourrait être lancé]. On aimerait savoir, pour lui, c’est quoi des études positives parce que, moi, des raisons positives pour construire un pont, j’en ai plein. »

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