François Legault propose la «Porte de l’Est» pour Montréal

François Legault était le premier chef de parti à rendre visite à la mairesse Plante pour une rencontre privée.
Paul Chiasson La Presse canadienne François Legault était le premier chef de parti à rendre visite à la mairesse Plante pour une rencontre privée.

De passage à l’hôtel de ville de Montréal pour y rencontrer Valérie Plante, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a promis mardi de lancer des travaux pour créer la « Porte de l’Est » dans le secteur d’Anjou. Mais en matière de sécurité publique, il s’en est tenu à son engagement de 250 millions de dollars pour l’embauche de policiers, même si cette mesure est jugée insuffisante par la mairesse de Montréal aux prises avec de multiples fusillades dans la métropole.

François Legault était le premier chef de parti à rendre visite à la mairesse Plante pour une rencontre privée. Ils ont discuté de sécurité publique au lendemain d’une soirée particulièrement occupée pour les policiers montréalais qui ont dû intervenir lors de quatre événements de violence armée. Ils ont également abordé la question des logements sociaux et abordables, d’environnement et de transport. « Pour moi, le succès du Québec passe beaucoup par le succès de notre métropole. J’ai de grandes ambitions pour Montréal. »

Des projets pour l’Est

Le chef de la CAQ a annoncé son intention de créer une « Porte de l’Est » qui comporterait une dalle-parc construite au-dessus de l’autoroute 25, à la hauteur du boulevard Yves-Prévost, afin de reconnecter deux quartiers résidentiels situés dans Anjou. Un gouvernement de la CAQ transformerait aussi les voies de desserte des autoroutes 25 et 40 en boulevard urbain et construirait un pont d’étagement pour les autobus, voitures, cyclistes et piétons au-dessus de l’autoroute 25 afin de relier les boulevards Bélanger et Châteauneuf. Avec la ligne bleue qui sera prolongée jusqu’à Anjou, il est normal de vouloir reconnecter les quartiers, a-t-il expliqué.

Si son parti était reporté au pouvoir, les travaux débuteraient d’ici 2026, a ajouté M. Legault.

Au sujet de la violence armée, bien qu’il dise prendre la situation au sérieux, le chef de la CAQ n’a pas voulu s’avancer sur de nouvelles promesses. En août dernier, son gouvernement a annoncé l’octroi de 250 millions pour l’embauche de policiers supplémentaires à Montréal. « Je m’attends à en voir plus [sur le terrain] », a dit M. Legault.

En matière d’habitation, son parti croit que les investissements déjà engagés suffiront pour satisfaire les villes. « Avec les 2,6 milliards qui sont en voie d’être investis pour 15 000 logements et le 1,8 milliard pour créer 11 700 nouveaux logements abordables, on pense que ça va suffire à régler les besoins en logements, incluant à Montréal », a-t-il dit.

Mardi matin, les maires de grandes villes avaient réclamé un « pacte vert » assorti d’un montant de 10 milliards sur cinq ans pour soutenir les municipalités québécoises dans leur lutte contre les changements climatiques. À ce sujet, François Legault a rétorqué qu’il fallait « respecter la capacité de payer des Québécois » et a préféré s’en remettre au Plan pour une économie verte doté d’une enveloppe de 7 milliards dévoilé en novembre 2020. « Les propositions des grandes villes vont être bien accueillies, en autant qu’elles offrent, pour le coût proposé, un bon rendement sur la réduction des GES », a-t-il expliqué. Ce programme sera aussi ouvert aux différents ministères, aux sociétés d’État et aux entreprises privées, a-t-il rappelé.

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