QS forcerait la fonderie Horne à respecter la norme d’émission d’arsenic d'ici 2026

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, en conférence de presse, samedi, à Québec
Jacques Boissinot La Presse canadienne Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, en conférence de presse, samedi, à Québec

Québec solidaire a réitéré son engagement de forcer la Fonderie Horne à se conformer à la norme québécoise dans un délai de quatre ans. Le chef parlementaire, Gabriel Nadeau-Dubois, assure que les travailleurs de l’usine ne verront pas leur gagne-pain mis à risque, lors d’une visite à Rouyn-Noranda.

Un gouvernement solidaire forcerait l’entreprise détenue par la multinationale Glencore à se conformer à la norme québécoise de 3 nanogrammes par mètre cube d’air (ng/m3) pour les émissions d’arsenic d’ici quatre ans, soit d’ici 2026. En comparaison, Québec exige que la cible de 15 ng/m3 soit atteinte d’ici 2027. L’échéance pour atteindre les 3 ng/m3 n’a pas été définie.

Pour rappel, l’entente précédente avec le gouvernement autorisait la fonderie Horne à émettre au maximum 100 ng/m3 d’arsenic, un plafond qu’elle dépassait régulièrement.

« Le pire scénario qui pourrait arriver, c’est un ralentissement temporaire des activités de la fonderie, répond M. Nadeau-Dubois. Si ça arrive, il n’y aura aucune perte d’emplois et aucune perte de revenus pour les travailleurs. »

Il a exclu la possibilité que la Fonderie Horne décide de cesser ses activités, entraînant des pertes d’emplois.

« S’il faut compenser financièrement les travailleurs pour un ralentissement temporaire des activités, on va le faire. Je vous le dis, moi, je suis convaincu que ça n’arrivera pas parce que la Fonderie Horne, c’est une opération rentable. Glencore est une entreprise rentable. Ils ont les moyens de respecter la norme québécoise. »

Deux sorties scolaires supplémentaires

 

M. Nadeau-Dubois était à Rouyn-Noranda pour faire une annonce sur la culture en milieu scolaire, accompagné de la candidate et députée sortante dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.

La formation de gauche veut ajouter deux sorties culturelles à l’agenda des élèves du primaire et du secondaire.

La mesure représente une dépense de 40 millions de dollars annuellement. C’est une valeur d’environ 40 $ par enfant ou 20 $ par sortie.

Québec solidaire a déjà promis en cours de campagne des billets pour assister à des événements culturels d’une valeur de 200 $ pour les immigrants afin de leur faire découvrir la culture québécoise.

M. Nadeau-Dubois estime que l’exposition à la culture est un facteur de réussite scolaire.

« On le sait : plus les élèves sont en contact avec la culture, plus les élèves ont l’occasion de pratiquer les arts, moins ils décrochent. Et plus ils poursuivent leurs études après le secondaire. »