Anglade veut faciliter l’accès aux régions pour les immigrants

La cheffe libérale Dominique Anglade veut assouplir les exigences en français pour les immigrants qui choisissent de s’établir en région.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La cheffe libérale Dominique Anglade veut assouplir les exigences en français pour les immigrants qui choisissent de s’établir en région.

La cheffe libérale Dominique Anglade veut faciliter l’accès aux régions du Québec aux immigrants qui maîtrisent moins bien le français.

Mme Anglade a déclaré lundi que la régionalisation de l’immigration est la meilleure façon de franciser de manière plus rapide les nouveaux Québécois.

Lors d’un point de presse à Trois-Rivières, la cheffe libérale a déclaré que la pondération des critères d’émission du Certificat de sélection du Québec (CSQ) serait révisée pour faciliter l’immigration régionale.

Un assouplissement permettrait à des personnes dont la maîtrise du français est moins bonne de recevoir une réponse positive plus rapidement à la condition qu’elles choisissent de s’établir en région.

« La régionalisation est le meilleur moyen de franciser de manière plus rapide les personnes qui arrivent sur notre territoire, a-t-elle dit. Dans les régions on a moins d’enjeux en matière d’intégration par rapport à la langue française. S’Ils vont dans les régions, il y a une accélération qui se fait. »

Tel qu’annoncé dans son programme électoral, le Parti libéral du Québec (PLQ) veut donner aux régions le pouvoir de déterminer leurs besoins en immigration.

Le PLQ veut fixer le nombre de nouveaux arrivants à 70 000, soit le niveau actuel cette année, qui tient compte d’un rattrapage lié au ralentissement de l’immigration durant la pandémie.

« On part avec 70 000 personnes, après ce sera déterminé par les régions. Il se peut que ce soit plus, il se peut que ce soit moins. Chacune des régions sera capable de nous dire la capacité d’accueil. »

Le pouvoir aux régions

 

Mme Anglade a cité la disponibilité de logement, l’accessibilité à l’éducation et aux soins de santé comme des facteurs qui pourraient inciter les régions à accueillir plus ou moins d’immigrants.

« Il se peut qu’une région nous dise cette année on va en accueillir moins et il se peut qu’une autre dise qu’ils vont en accueillir plus, mais au final les régions vont décider des seuils d’immigration », a-t-elle dit.

Les élus de Municipalités régionales de comté et les organismes communautaires d’intégration des nouveaux arrivants auraient le pouvoir de faire leurs recommandations, a indiqué un porte-parole libéral, Jérémy Ghio.

La Coalition avenir Québec (CAQ) veut rétablir le seuil à 50 000 après avoir éliminé le retard causé par la pandémie.

Un gouvernement du PLQ consacrerait toutes les hausses des transferts fédéraux en immigration aux programmes de francisation, a indiqué le PLQ, qui estime ces augmentations annuelles à 50 millions.

La cheffe libérale fait campagne à Trois-Rivières, lundi. Elle se rendra ensuite à Québec, dans la circonscription de Jean-Talon.

Plus de détails suivront

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