Fini «le monopole de la SAQ», promet Duhaime

Éric Duhaime dit vouloir simplifier la tâche aux producteurs d’alcool québécois en leur évitant de devoir passer par la SAQ pour vendre leurs produits.
Florence Morin-Martel Le Devoir Éric Duhaime dit vouloir simplifier la tâche aux producteurs d’alcool québécois en leur évitant de devoir passer par la SAQ pour vendre leurs produits.

Après l’ouverture au privé en santé et la concurrence entre les garderies, le chef conservateur Éric Duhaime s’engage à « libérer le vin » en mettant fin au monopole de la SAQ au Québec.

Il en a fait l’annonce au vignoble Les Boissons du Roy, à Sainte-Anne-de-la-Pérade. L’un des actionnaires du lieu est le candidat conservateur dans Champlain, Steeve Massicotte.

Éric Duhaime dit vouloir simplifier la tâche aux producteurs d’alcool québécois en leur évitant de devoir passer par la SAQ pour vendre leurs produits.

« On n’est pas contre la SAQ, précise le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ). La SAQ offre un service à tous les Québécois. Il y a plein d’avantages au modèle actuel, mais on croit qu’il faut aller encore plus loin. » M. Duhaime a donné l’exemple de pays européens où l’alcool peut être vendu dans les boulangeries et charcuteries.

L’époque « de la prohibition » est finie, a dit l’aspirant premier ministre, en prononçant son discours devant un étalage de bouteilles de vin. « Le temps est venu au Québec de cesser de regarder l’alcool comme étant un péché défendu. »

En précisant qu’il n’est pas « alcoolique », le chef du PCQ a rappelé qu’il avait un vif intérêt pour la vente d’alcool depuis longtemps. « Je me suis toujours posé la question : pourquoi autant d’interventions de l’État, pourquoi brimer autant la liberté des citoyens ? »

M. Duhaime admet ne pas avoir réfléchi à s’il souhaite mettre fin au monopole de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

Au septième jour de la campagne, il s’agit d’une deuxième escale pour l’autobus conservateur en Mauricie. Mardi, l’équipe Duhaime était de passage à Trois-Rivières pour parler d’économie.

Plus de détails suivront.

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