Anglade admet avoir opté pour une stratégie difficile

« C’est sûr que tu as une stratégie où on joue à l’offensive, ça peut paraître difficile, mais nous, on veut être une alternative pour toutes les régions du Québec », a déclaré mercredi Dominique Anglade.
Jacques Boissinot La Presse canadienne « C’est sûr que tu as une stratégie où on joue à l’offensive, ça peut paraître difficile, mais nous, on veut être une alternative pour toutes les régions du Québec », a déclaré mercredi Dominique Anglade.

La cheffe libérale, Dominique Anglade, a admis mercredi avoir opté pour une stratégie difficile en amorçant sa campagne à l’offensive dans des circonscriptions de la région de Québec.

Mme Anglade a affirmé qu’elle aurait pu entamer sa campagne plus facilement à Montréal.

« On joue à l’offensive, a-t-elle déclaré en conférence de presse. C’est sûr que tu as une stratégie où on joue à l’offensive, ça peut paraître difficile, mais nous, on veut être une alternative pour toutes les régions du Québec. »

Une tuile de plus est tombée sur le Parti libéral du Québec (PLQ), avec un nouveau désistement confirmé, cette fois d’une candidate qui avait accepté de représenter la formation dans la circonscription de Mégantic.

« La politique, c’est un sport extrême », a expliqué la cheffe libérale en justifiant ce départ par des raisons personnelles de la candidate.

Deux autres libéraux ont confirmé depuis le début de la campagne avoir renoncé à être candidats.

Depuis dimanche, les libéraux ont sillonné la ville de Québec, à l’exception d’une excursion à Montmagny.

La succession de désistements survient alors qu’une dizaine de circonscriptions sont toujours sans candidat libéral.

Cohérence

 

Avant de mettre le cap sur Sherbrooke, mercredi, Mme Anglade a maintenu qu’elle demeurait déterminée et enthousiaste.

« Lorsque j’ai décidé de devenir cheffe de notre formation politique, je n’ai pas pensé que ce serait facile. Il y a énormément de renouveau qu’on devait mettre de l’avant. »

Mardi, le candidat libéral dans Côte-du-Sud, Sylvain Lemieux, s’est montré favorable au projet de troisième lien proposé par le Parti conservateur du Québec, tel que rapporté par Le Journal de Montréal.

Cette déclaration s’ajoute à celles d’autres aspirants députés libéraux qui ont entravé sa campagne au cours des derniers jours, soit sur la situation du français au Québec ou encore au sujet de leurs adversaires caquistes.

Mme Anglade a néanmoins soutenu mercredi que « le message, il est très clair » au PLQ.

« Il n’y a aucun problème de cohérence, a-t-elle déclaré. […] Moi, je ne vais jamais museler les personnes qui sont dans notre formation politique. »

Éducation

 

Le PLQ a offert mercredi jusqu’à 5000 dollars aux familles pour payer les coûts des programmes tels que le sport-études ou le baccalauréat international.

Selon la formation politique, cet engagement, dont la valeur totale est de 425 millions de dollars, équivaut à la gratuité pour des programmes pédagogiques particuliers du réseau scolaire public.

« On annonce quelque chose qui va dans le sens du progrès du Québec en matière d’éducation pour qu’on aie une meilleure justice sociale et un meilleur équilibre d’un point de vue économique », a déclaré Mme Anglade.

En juin, le gouvernement caquiste avait annoncé verser dès cette année 200 $ de remboursement de frais déboursés aux parents ayant un enfant inscrit à l’un de ces programmes. Le total de cette compensation était évalué à 28 millions.

En 2020, le ministère de l’Éducation a estimé que le coût moyen de ces programmes, parmi lesquels on trouve le baccalauréat international, arts-études et sport-études, s’élève à 1220 $.

La contribution financière exigée aux parents d’un enfant inscrit dans un projet pédagogique particulier du réseau scolaire public varie entre 1 $ et 14 190 $ par année.

Porte-parole libérale du dossier de l’éducation, la députée Marwah Rizqy a dénoncé le manque d’équité qui empêche actuellement certains enfants d’avoir accès à ces programmes pour des raisons financières.

« Le système public ne peut pas avoir deux vitesses, a-t-elle dit aux côtés de Mme Anglade. Au PLQ, à l’époque, on a refusé la double vitesse, on va le rendre gratuit jusqu’à 5000 dollars pour que tous les enfants aient une chance égale dans le système public. »

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