Le Parti vert du Québec recrute des candidats sur LinkedIn

L’offre au grand public n’est pas un aveu de faiblesse, selon le chef, qui veut « élargir [les] bassins » politiques.
Photo: Capture d'écran LinkedIn L’offre au grand public n’est pas un aveu de faiblesse, selon le chef, qui veut « élargir [les] bassins » politiques.

Souhaitant présenter pour la première fois, en 35 ans d’histoire, une équipe complète de 125 candidats aux élections générales de 2022, le Parti vert du Québec (PVQ) recrute des candidats sur Facebook et LinkedIn « pour l’ensemble des régions de la province ».

La plus récente offre a été diffusée mercredi sur le réseau social professionnel. « Voici une excellente opportunité de gagner en expérience professionnelle dans le domaine de l’environnement, la communication et de la politique tout en contribuant à une bonne cause », est-il écrit sur l’annonce.

Ces publications récurrentes — elles sont publiées sur la page Facebook du parti depuis mai — ne sont pas un aveu de faiblesse, prévient le chef du PVQ, Alex Tyrrell.

« Non, on n’a pas de difficulté à recruter des gens, on a déjà un bon nombre de personnes qui se présentent, explique M. Tyrrell. Mais aller chercher 125 personnes à travers le Québec, ce n’est pas une tâche facile. Donc on prend tous les moyens pour recruter. »

Joint par Le Devoir, il n’a pas indiqué d’estimation du nombre de candidatures reçues, mais a confirmé que le parti était sur la bonne voie pour accomplir son record de recrutement.

S’impliquer pour le PVQ ne requiert « pas de niveau d’expérience minimum », peut-on lire sur LinkedIn. Il suffit d’envoyer une lettre de motivation et de choisir sa circonscription pour que le « personnel de recrutement » du PVQ analyse votre candidature, est-il détaillé dans un guide mis en ligne par le parti.

« Ce qu’on recherche principalement, ce sont des gens qui appuient les valeurs du PVQ. Puis ça, ça peut venir de toutes sortes de profils différents. On a beaucoup de jeunes, beaucoup de diversité », note le chef.

À la question s’il craint que cette stratégie de recrutement envoie une image peu compétitive aux autres partis, Alex Tyrrell répond que « c’est mieux ça [solliciter le grand public] que de recruter dans des cercles fermés […]. Je pense que c’est important d’avoir de nouvelles personnes en politique, que ce ne soit pas toujours les mêmes gens qui tournent autour de tous les partis. On a quand même une cheffe du Parti libéral qui est ancienne présidente de la Coalition avenir Québec. Élargir nos bassins, c’est toujours positif ».

Le chef pense également qu’en voyant « d’autres jeunes se présenter, [ceux-ci] auront plus tendance à voter et à s’impliquer en politique ».

À voir en vidéo