Une résidence de la présidente du Conseil du trésor a été vandalisée

Québec — La résidence secondaire de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, a été la cible de méfaits mardi.

Des individus non identifiés ont placardé les murs et les fenêtres de la résidence d'autocollants aux couleurs de la CSN, en plus de laisser dans la cour des pancartes dénonçant à grand renfort de slogans les politiques du gouvernement, notamment l'introduction des partenariats public-privé (PPP).

Des oeufs ont aussi été lancés contre les murs de la demeure située à Saint-Donat, dans les Laurentides.

Mme Jérôme-Forget, qui n'était pas à son chalet au moment où les actes ont été perpétrés, a condamné ces méthodes d'intimidation.

Des tels gestes n'ont pas leur place dans une société civilisée comme la nôtre, souligne-t-elle dans un communiqué émis hier.

«Nous ne devons pas comme collectivité tolérer ce genre de comportement. Nous vivons dans une société démocratique et il existe d'autres moyens pour faire connaître ses positions», écrit la ministre.

Mme Jérôme-Forget presse également la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, de rappeler ses troupes à l'ordre.

«Il y a des moyens de faire valoir son opinion publiquement et d'exprimer son mécontentement contre le gouvernement sans s'en prendre à des biens privés», a fait valoir lsabelle Taschereau, attachée de presse de la ministre.

Mais de son côté, la CSN demeure perplexe, sinon sceptique, et n'a aucune intention de sermonner ses troupes.

«Il n'y a pas de preuve qu'il s'agisse de militants syndicaux de la CSN. Si elle peut démontrer que l'acte a été commis par nos membres, on prendra les mesures conséquentes», a dit la porte-parole de la centrale, Michelle Filteau.

Les pancartes et les autocollants aux couleurs de la CSN ne prouvent strictement rien, a poursuivi Mme Filteau.

«Cela peut être n'importe qui. De toute façon, nous ne cautionnons jamais ce genre de comportement. Nous invitons nos militants à manifester dans l'ordre.»

La Sûreté du Québec, qui a ouvert une enquête sur cette affaire de méfaits, évalue à environ 1000 $ les dommages causés à la résidence secondaire de la ministre.

«Il n'y a pas de bris comme tel, mais il y a beaucoup de nettoyage à faire», a commenté le porte-parole de la SQ, Gérard Carrier.