Manon Massé briguera un nouveau mandat

«Je n’ai pas fini de faire le travail que je voulais faire sur le terrain», a affirmé Manon Massé, qui s'est fait élire pour la première fois en 2014.
Photo: Francis Vachon Le Devoir «Je n’ai pas fini de faire le travail que je voulais faire sur le terrain», a affirmé Manon Massé, qui s'est fait élire pour la première fois en 2014.

Bien qu’elle ait cédé sa place de cheffe parlementaire l’an dernier, Manon Massé n’a pas l’intention de quitter la vie politique pour autant. Elle défendra à nouveau les couleurs de Québec solidaire à l’occasion des prochaines élections provinciales.

Si plusieurs députés à l’Assemblée nationale ont annoncé qu’ils quittaient la vie politique, Mme Massé veut continuer à représenter les électeurs de Sainte-Marie–Saint-Jacques à Montréal. « Je n’ai pas fini de faire le travail que je voulais faire sur le terrain », a dit la députée en entrevue, au lendemain de l’investiture qui l’a confirmée comme candidate.

Doyenne de la députation de Québec solidaire, Mme Massé veut aussi accompagner les nouveaux candidats qui porteront les couleurs du parti. « Je veux contribuer à amener une équipe élargie de solidaires à l’Assemblée nationale ».

Mme Massé s’est fait élire pour la première fois en 2014. C’était la cinquième fois qu’elle était candidate pour le parti de gauche. À l’époque, le parti ne comptait que 3 députés et n’avait pas le statut de groupe parlementaire. Le parti compte maintenant 10 députés.

En mai dernier, Mme Massé avait annoncé qu’elle ne voulait plus être la cheffe parlementaire de Québec solidaire, cédant la place à Gabriel Nadeau-Dubois. « Je suis dans un rôle qui m’use, un rôle qui parfois m’éteint », avait-elle dit.

Je veux contribuer à amener une équipe élargie de solidaires à l’Assemblée nationale

 

La députée assure qu’elle a « encore l’énergie » pour faire de la politique en tant que députée et co-porte-parole du parti. « Avoir passé le relais à Gabriel comme chef parlementaire, ça m’enlève la charge mentale que je commençais à trouver très lourde à porter. Ça me donne plus d’énergie pour faire ma job de députée en plus. »

Mme Massé croit que les députés ont le pouvoir de changer les choses. Elle estime qu’elle a eu une influence dans la décision du gouvernement de mettre fin aux activités de recherches et d’exploitation des hydrocarbures. « Il y a une chose qui a toujours été claire, c’est que le rôle de législateur est un rôle dans lequel on peut avoir du pouvoir. »

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