Marie Montpetit de retour à l’Assemblée nationale, en tant qu’indépendante

Exclue du caucus libéral, Mme Montpetit soutient n’avoir fait l’objet d’aucune plainte pour harcèlement ou intimidation.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Exclue du caucus libéral, Mme Montpetit soutient n’avoir fait l’objet d’aucune plainte pour harcèlement ou intimidation.

Pour la première fois depuis son exclusion du caucus du Parti libéral du Québec (PLQ), la députée Marie Montpetit était de retour à l’Assemblée nationale, mardi.

Mme Montpetit a répété son désaccord avec cette décision de la cheffe libérale, Dominique Anglade, qui l’a exclue à la suite d’allégations de harcèlement et d’intimidation.

« J’ai décidé de revenir à l’Assemblée nationale comme députée indépendante et de n’entreprendre aucune démarche pour être réintégrée au caucus libéral, a-t-elle déclaré dans un communiqué. C’est donc dignement et sereinement que je retourne à l’Assemblée nationale et que je continuerai de faire mon travail pour représenter les citoyens qui m’ont élue. »

Mme Montpetit soutient qu’elle ne dispose d’aucune information indiquant qu’une ou des plaintes auraient été portées formellement contre elle relativement aux allégations de harcèlement psychologique et d’intimidation qui ont précédé son exclusion.

« On a refusé de me rencontrer, de m’exposer la nature des faits et de me permettre d’être entendue, a-t-elle dit. On m’a également refusé une enquête neutre et indépendante pour laquelle j’ai offert ma pleine collaboration. »

Anglade assume sa décision

 

Deux semaines après son exclusion en novembre, Mme Montpetit a nié publiquement tout comportement de harcèlement ou d’intimidation malgré des témoignages rapportés sous le couvert de l’anonymat dans les médias.

Une source libérale avait alors précisé que Mme Montpetit avait été sanctionnée en raison de son comportement, depuis l’élection de Mme Anglade, en mai 2020. Le directeur de cabinet de Dominique Anglade et la whip en chef, Filomena Rotiroti, l’ont rencontrée à plusieurs reprises à ce sujet, avait-on indiqué au Devoir.

En guise de sanction, le temps de parole en Chambre de Mme Montpetit a d’abord été coupé en raison de plaintes du personnel à son endroit. Elle a ensuite été renvoyée chez elle quand la situation ne s’est pas améliorée par la suite.

Mardi, lors d’un point de presse, Mme Anglade n’a pas répondu aux affirmations de Mme Montpetit concernant l’absence de plainte contre elle.

« Avec les informations que j’avais, que j’ai toujours, la seule décision qui s’imposait, c’est celle que j’ai prise », a-t-elle dit.

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