La contribution santé, une «diversion», dit Anglade

La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, ne voit pas comment son parti pourrait appuyer la « contribution santé » proposée par François Legault.
Jacques Boissinot La Presse canadienne La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, ne voit pas comment son parti pourrait appuyer la « contribution santé » proposée par François Legault.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, voit mal comment sa formation politique pourrait appuyer un projet de loi sur une « contribution santé », qui contrevient à son avis au principe d’universalité du système de santé québécois.

« Ça soulève 1000 questions, d’un point de vue éthique, d’un point de vue légal, et même sur l’efficacité d’une telle mesure », a lancé l’élue mercredi, à l’ouverture de la deuxième journée du caucus libéral.

« A priori, je ne vois pas comment on va être en faveur d’une telle mesure, mais on va attendre de voir ce qui va être déposé », a-t-elle ajouté.

Le 12 janvier, le premier ministre François Legault a annoncé son intention d’imposer une « contribution santé », dont le montant sera « significatif », aux personnes non vaccinées contre la COVID-19. Il a ensuite précisé que son gouvernement avait l’intention de présenter un projet de loi en ce sens.

De l’avis de Mme Anglade, l’idée d’une sanction pécuniaire relève de la « diversion ». « Ils [les caquistes] nous ont déjà habitués à faire de la diversion quand ils veulent changer les sujets de discussion. Pas besoin de vous rappeler l’épisode des Nordiques », a-t-elle lancé.

L’automne dernier, M. Legault a provoqué la surprise en déclarant que son gouvernement s’intéressait au dossier du retour des Nordiques, disparu des écrans radars depuis quelques années. Une rencontre entre le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, et le ministre des Finances, Eric Girard, a d’ailleurs eu lieu le 13 janvier.

Selon Mme Anglade, la proposition d’une « contribution santé » relève de l’improvisation et de la tendance qu’a la Coalition avenir Québec à « gouverner par sondages ».

« Si vous sondez la population et dîtes : “êtes-vous d’accord pour que les non-vaccinés soient plus taxés ?” Et [si] la réponse, c’est oui, [vous allez] de l’avant. Ça donne encore l’impression que c’est un gouvernement qui gère par sondage, qui arrive avec une idée qui n’est pas réfléchie », a-t-elle déclaré.

À son avis, le gouvernement a décidé de procéder par projet de loi pour gagner du temps. « Après, ils ont dit que ce ne serait peut-être pas applicable avant l’année prochaine. Ce n’est pas très crédible », a-t-elle insisté.

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