La ministre Marguerite Blais «devrait être de retour» début 2022

Depuis quelque temps, les groupes d’opposition à Québec demandent d'entendre Mme Blais qui avait comme responsabilité de gérer les centres de soins de longue durée lorsque la COVID-19 a frappé au printemps 2020.
Photo: Jacques Boissinot (Archives) La Presse canadienne Depuis quelque temps, les groupes d’opposition à Québec demandent d'entendre Mme Blais qui avait comme responsabilité de gérer les centres de soins de longue durée lorsque la COVID-19 a frappé au printemps 2020.

Tenue à l’écart de ses activités ministérielles depuis quelques semaines, Marguerite Blais se porte mieux et « devrait être de retour au début de l’année 2022 ». Le Bureau du coroner en profitera pour la faire témoigner dans le cadre de l’enquête publique sur les CHSLD.

L’attachée de presse de Mme Blais, Lyann St-Hilaire, a confirmé au Devoir que la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, qui se rétablissait d’un épuisement professionnel et d’ennuis physiques « mineurs », n’attend que le feu vert de son médecin pour reprendre ses fonctions.

« Dans le contexte où la ministre Blais se sent mieux et avec l’aval de son médecin, celle-ci devrait être de retour au début de l’année 2022 », a-t-elle indiqué par message texte.

Cela veut donc dire que la ministre, qui supervisait les soins aux aînés lors de la première vague pandémique, pourra se rendre disponible pour répondre aux questions de la coroner Géhane Kamel. Celle-ci poursuit dès janvier son enquête sur la gestion de la pandémie dans les CHSLD.

 

Mardi, le Bureau du coroner a confirmé que la ministre serait bel et bien convoquée, comme le rapportait La Presse en matinée. Le rendez-vous est prévu le 13 janvier.

« Nous avons toujours dit que, si sa santé le permettait, Mme Blais témoignerait », a soutenu Lyann St-Hilaire.

Depuis quelque temps, les groupes d’opposition à Québec demandent d’entendre la ministre, qui, sans faire partie de la cellule de crise du gouvernement, avait pour responsabilité de gérer les centres de soins de longue durée lorsque la COVID-19 a frappé la première fois, au printemps 2020.

« Dans les personnes que la coroner devrait demander d’entendre, on va ajouter Mme Blais. Lorsqu’elle sera remise, là. S’il y a des raisons médicales, évidemment, il faut respecter ça, mais je pense que Mme Blais a l’obligation, dans les circonstances, de venir témoigner », avait indiqué le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors d’un point de presse à la fin du mois dernier.

Mardi, le porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, Vincent Marissal, a évoqué une occasion pour la ministre responsable des Aînés de « se vider le cœur ». « S’il y a des choses qui ont été mal faites, je pense qu’elle a le devoir de nous raconter dans le détail ce qui s’est passé », a-t-il affirmé.

La députée péquiste Lorraine Richard voit le témoignage de Mme Blais comme un des morceaux manquants du casse-tête. « La participation de Marguerite Blais à l’enquête était essentielle pour savoir si elle était au courant de l’hécatombe en cours dans les CHSLD, et si elle avait alerté la cellule de crise », a-t-elle dit dans une déclaration écrite au Devoir.

C’est le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui assume pour le moment les fonctions de ministre responsable des Aînés en remplacement de Mme Blais. L’ancienne ministre de la Santé, Danielle McCann, a déjà fait entendre la version des faits du gouvernement devant la coroner il y a un mois.

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