Au premier jour de son congrès, Québec solidaire se «prépare à gouverner»

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a réitéré vendredi les intentions de son parti de faire des «gains importants» aux élections de 2022, au point de se «préparer à gouverner».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a réitéré vendredi les intentions de son parti de faire des «gains importants» aux élections de 2022, au point de se «préparer à gouverner».

Pour Québec solidaire, le statu quo est inadmissible. Au premier jour de son congrès, vendredi, le parti de gauche a réitéré ses intentions de faire des « gains importants » aux élections de 2022, au point de se « préparer à gouverner ».

C’est le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qui a fait cette affirmation en soirée, vendredi, dans ses mots d’ouverture aux militants solidaires. Le parti compte pour le moment sur dix députés à l’Assemblée nationale.

Les membres de Québec solidaire participent cette fin de semaine à un congrès préélectoral sur le thème « À nous demain ». Déjà, cette semaine, la nouvelle présidente de la formation politique, Alejandra Zaga Mendez, avait laissé entendre que le parti avait l’intention de faire « des gains » en 2022.

La co-porte-parole de QS Manon Massé souhaite une campagne électorale qui « va permettre à Québec solidaire d’augmenter encore une fois le nombre de députés » de la formation à l’Assemblée nationale. Elle est passée d’un élu à trois en 2014, puis à dix en 2018.

« Le parti a grandi, le parti a changé. Manon [Massé] et moi, on vous demande un nouveau mandat pour […] franchir avec vous la prochaine étape pour notre parti : se préparer à gouverner », a signifié M. Nadeau-Dubois dans son discours, vendredi soir.

Selon l’élu de Gouin, Québec solidaire a l’occasion de ratisser large au prochain scrutin « en allant chercher tous les Québécois et toutes les Québécoises qui ne se reconnaissent pas dans la vision conservatrice de François Legault ».

« Ce qu’on veut leur dire, c’est : Québec solidaire, c’est votre maison », a-t-il ajouté.

Aux dernières nouvelles, la Coalition avenir Québec de François Legault se dirigerait vers une razzia électorale en octobre de l’année prochaine. Le site d’agrégation de sondages Qc125 accorde au parti du premier ministre des intentions de vote de pratiquement 50 %.

Toujours selon les données du site, Québec solidaire arrive au troisième rang des intentions de vote, avec 13 %, quelques points de pourcentage devant le Parti québécois, à 11 %.

Mais la vague « progressiste, écologiste et féministe » observée aux élections municipales il y a quelques semaines donne de l’espoir à « GND », qui espère pouvoir répéter l’exploit dans un an.

Une nouvelle plateforme

Vendredi matin, QS a rendu public son cahier de propositions pour 2022. Ce document, sur lequel les membres du parti se prononceront au cours du week-end, posera les bases de la plateforme électorale solidaire.

Le cahier, qui fait une vingtaine de pages, tranche avec les habitudes du parti de gauche. En 2018, la plateforme de QS s’étirait sur plus de 40 pages. « Nous avons priorisé des engagements concrets et aisément compréhensibles par les électrices et électeurs, en évitant le plus possible des engagements de réflexion, des mesures administratives et des projets très vagues », précise le parti dans son nouveau cahier de propositions.

Au cours de la fin de semaine, les militants de QS voteront sur la possibilité de rouvrir la « loi 21 », sur de nouvelles cibles climatiques et sur une hausse substantielle du salaire minimum, notamment.

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