Paul St-Pierre Plamondon fait une croix sur Marie-Victorin

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, dit non à la partielle dans Marie-Victorin.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, dit non à la partielle dans Marie-Victorin.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, dit non à la partielle dans Marie-Victorin. Dans une lettre transmise aux membres de son parti, l’avocat de formation confirme qu’il ne se présentera pas dans la circonscription laissée vacante.

« J’ai formulé récemment une demande claire et légitime au gouvernement de la CAQ : tenir une élection partielle dans [la] circonscription le plus rapidement possible, a-t-il écrit à l’exécutif du bureau péquiste de Marie-Victorin. François Legault a refusé, préférant faire de la politique avec la date de l’élection partielle. »

Le premier ministre avait confirmé la semaine dernière qu’il souhaitait attendre 2022 pour déclencher un scrutin complémentaire dans la circonscription de la Rive-Sud, qui a perdu sa députée, Catherine Fournier, lors de son élection comme mairesse de Longueuil.

D’ici les élections générales de 2022, Paul St-Pierre Plamondon souhaite « poursuivre [sa] grande tournée du Québec » plutôt que se lancer dans une campagne partielle.

Depuis la naissance de la circonscription, Marie-Victorin est presque toujours tombée entre des mains péquistes. Avant Mme Fournier, c’est Bernard Drainville qui a représenté ce secteur de Longueuil à l’Assemblée nationale.

Pas encore de nom

Dans sa lettre aux militants, M. St-Pierre Plamondon confirme avoir déjà trouvé « une candidature » pour la partielle à venir, sans préciser laquelle. Cette personne s’active « non seulement à dimension locale […], mais [est] également présente sur la scène nationale », s’est-il contenté d’écrire.

« Nous serons, j’en suis certain, capables de reprendre la circonscription que nous aimons tant », a-t-il ajouté.

Déjà, la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire s’étaient engagés à envoyer quelqu’un dans l’arène politique de Marie-Victorin. François Legault a annoncé sa décision lors du conseil général de son parti, la fin de semaine dernière. « [M. St-Pierre Plamondon] branle dans le manche », a-t-il lancé, précisant qu’il avait laissé sa chance au chef péquiste.

Le Parti libéral avait pour sa part invité « PSPP » à se présenter et avait promis qu’il ne nommerait pas de candidat le cas échéant. Jeudi, après avoir pris connaissance de la décision du chef péquiste, la formation a confirmé qu’elle présenterait une candidature « sous peu ».

Non élu

M. St-Pierre Plamondon a longtemps laissé planer le suspense quant à son choix. Après avoir répété toute l’année qu’il était trop tôt pour se décider, il a étiré la sauce la semaine dernière. « On a une stratégie », a-t-il glissé aux journalistes lors d’une longue conférence de presse où il n’a jamais flanché.

En raison de son statut, le chef non élu du PQ n’a pas la capacité de participer au processus législatif et de poser des questions au premier ministre. C’est le député Joël Arseneau qui porte d’office le chapeau de chef au sein de l’aile parlementaire.

Lors de la course péquiste à la chefferie, « PSPP » a maintes fois répété qu’il comptait entreprendre une tournée du Québec pour prendre le pouls du vote souverainiste et se faire connaître. Dans un sondage Léger publié au début du mois d’octobre, 3 % des Québécois disaient le voir comme le meilleur premier ministre potentiel. Éric Duhaime et Gabriel Nadeau-Dubois obtenaient de meilleurs scores.

« Mon travail de terrain en préparation des élections générales se poursuit, a écrit M. St-Pierre Plamondon jeudi. L’enthousiasme et la réponse que j’obtiens sur le terrain me confirment que notre option fondamentale est toujours inscrite dans le cœur des Québécoises et des Québécois, et qu’elle est donc appelée à rebondir. »

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