François Legault veut identifier les patrons d’entreprises ne parlant pas français

Estimant important que les présidents d’entreprises au Québec puissent s’exprimer en français, François Legault a affirmé que différentes approches sont analysées.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Estimant important que les présidents d’entreprises au Québec puissent s’exprimer en français, François Legault a affirmé que différentes approches sont analysées.

François Legault veut identifier «la petite minorité» de présidents d’entreprises québécoises ne parlant pas français afin de les convaincre d’apprendre la langue officielle du Québec.

De passage à Shawinigan vendredi pour présenter sa nouvelle vision économique, le premier ministre a été appelé à dire si lui ou un membre de son entourage était intervenu afin que le grand patron de SNC-Lavalin reporte ou annule son discours.

Ian Edwards devait prononcer une allocution devant le Cercle canadien de Montréal lundi prochain. Il a toutefois décidé de repousser sa présence au cours de la prochaine année, disant vouloir préparer une présentation contenant plus de français.

 

M. Legault a mentionné n’avoir fait aucune démarche auprès de SNC-Lavalin.

Estimant important que les présidents d’entreprises au Québec puissent s’exprimer en français, il a affirmé que différentes approches sont analysées afin de s’assurer de leurs connaissances dans la langue de Molière.

«Ce serait de regarder dans l’ensemble la situation; identifier lesquels présidents ne parlent pas français et comment on peut les convaincre d’apprendre le français», a mentionné M. Legault.

«Je pense que la grande majorité des présidents de compagnie au Québec sont capables de parler français. Il y a une petite minorité et il faut agir sur cette petite minorité pour les aider, les accompagner, les convaincre. On est en train de regarder différents scénarios.»

Au début du mois, le président d’Air Canada, Michael Rousseau, avait déclenché une tempête linguistique par ses propos tenus devant des journalistes. Il s’était réjoui d’avoir pu travailler et vivre au Québec depuis plusieurs années sans devoir apprendre le français.

À la suite de cette controverse, M. Rousseau a annoncé avoir commencé à suivre des cours de français.

À voir en vidéo