Le Québec à la COP26: François Legault veut «mettre un peu de pression»

François Legault participe de mardi à jeudi à sa toute première mission à une conférence des Nations unies à titre de premier ministre.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne François Legault participe de mardi à jeudi à sa toute première mission à une conférence des Nations unies à titre de premier ministre.

Le Québec prend part au sommet des Nations unies sur les changements climatiques à Glasgow, la COP26, pour « mettre un peu de pression sur tous les chefs d’État ».

C’est ce qu’a laissé entendre le premier ministre François Legault, mardi, au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne dans un hôtel d’Édimbourg. « Quand on regarde les rapports [d’experts sur les changements climatiques], c’est clair qu’on ne s’en va pas dans la bonne direction », a-t-il tranché.

M. Legault participe de mardi à jeudi à sa toute première mission à une conférence des Nations unies à titre de premier ministre. Ce sommet vise notamment à ce que les pays s’entendent sur des moyens accrus afin de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle.

Souvent accusé par l’opposition de manquer d’empressement à défendre l’environnement, le chef caquiste affirme que faire de la politique sans se préoccuper des changements climatiques « n’a pas de bon sens ». « C’est comme si on oubliait le plus gros défi qu’on a », a-t-il expliqué.

« Il y a des choses qu’on fait bien »

Celui qui s’est fait élire en 2018 avec un programme environnemental plutôt limité veut maintenant prêcher par l’exemple.

Il rappelle que le Québec est, parmi tous les États fédérés d’Amérique du Nord, celui qui émet le moins de gaz à effet de serre (GES) par habitant, tout juste en dessous de 10 tonnes par habitant, par rapport à une moyenne de 20 tonnes au Canada.

« Le Québec doit être présent, ne serait-ce que pour mettre un peu de pression sur les autres chefs d’État. […] Si on est en politique, c’est normal de venir ici et dire : “heille, il faut agir, et regardez peut-être le Québec, il y a des choses qu’on fait bien”. »

Bien que tous appellent les États à prendre des engagements plus contraignants de réduction des émissions de GES, M. Legault n’a toutefois pas encore dévoilé de nouvelles cibles.

Le Québec veut réduire ses émissions de GES de 37,5 % par rapport à 1990 dès 2030. Il a cependant raté la cible de réduction de 20 % fixée pour 2020, atteignant plutôt 6 %. Il a donc un gros rattrapage à entamer pour 2030. Au bout du compte, tous les pays doivent parvenir à la carboneutralité, zéro émission de GES.

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