Le ministre Charette ne sera pas gêné de parler du troisième lien à la COP26

«Si la question est posée, j’en parle sans gêne avec vous, donc j’en parlerai sans gêne là-bas aussi», a affirmé Benoit Charette en mêlée de presse avant la période de questions.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne «Si la question est posée, j’en parle sans gêne avec vous, donc j’en parlerai sans gêne là-bas aussi», a affirmé Benoit Charette en mêlée de presse avant la période de questions.

François Legault et son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, disent qu’ils ne seront pas gênés de parler du troisième lien à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP26, à Glasgow.

« Je pense qu’on n’a pas aucune gêne à avoir », a commenté François Legault dans le Salon bleu, jeudi, en admettant toutefois qu’« il y a des choses qui ne sont pas en ligne avec les objectifs » environnementaux.

M. Charette a pour sa part comparé la construction du troisième lien à la construction d’un hôpital ou d’une école.

Le troisième lien, ce projet de mégatunnel autoroutier entre Québec et Lévis, est controversé, en raison de l’étalement urbain et de la pollution qu’il pourrait entraîner. Or, la COP est un grand sommet international où les États sont censés présenter leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

« Si la question est posée, j’en parle sans gêne avec vous, donc j’en parlerai sans gêne là-bas aussi », a affirmé M. Charette en mêlée de presse avant la période de questions.

« Ensemble du portrait »

À la période de questions, le premier ministre a affirmé que le Québec n’a pas à rougir de ses efforts puisqu’il investira 55 milliards de dollars dans le transport collectif au cours des prochaines années.

« Dans son grand discours devant les leaders du monde entier, aura-t-il le courage de dire que selon lui, une autoroute à six voies sous le fleuve Saint-Laurent, c’est un projet vert ? » a demandé le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

« On “peut-tu” arrêter de montrer seulement des choses qui ne sont pas en ligne avec les objectifs et regarder l’ensemble du portrait ? » a répondu le chef caquiste.

« Tout projet a des impacts », a fait valoir M. Charette, en ajoutant que l’objectif est de limiter les conséquences sur l’environnement.

« On construit une école, il y a forcément un impact, on construit un hôpital, il y a forcément un impact, dès qu’on construit quelque chose, il y a forcément un impact environnemental. »

Il a ajouté qu’il serait surpris toutefois d’être questionné par ses interlocuteurs sur le troisième lien.

Le premier ministre François Legault prendra part à la COP26 durant quelques jours la semaine prochaine, mais M. Charette prendra le relais après son départ.

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