Legault évoque un autre report de la vaccination obligatoire en santé

Le premier ministre François Legault a ouvert la porte, lundi, à un autre report de la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé.

Dans une série d’entrevues accordées en matinée, il a évoqué la pénurie de personnel pour justifier un éventuel recul sur la date butoir du 15 novembre.

Rappelons qu’à l’origine, les travailleurs de la santé du Québec devaient tous être adéquatement vaccinés avant le 15 octobre, sous peine d’être suspendus sans solde.

Le gouvernement Legault n’a pu mettre sa menace à exécution, car elle l’aurait privé d’environ 22 000 travailleurs, ce qui aurait entraîné une trop grande pression sur les services.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, avait fini par reporter l’échéance au 15 novembre.

Selon le plus récent bilan du gouvernement, 19 634 travailleurs de la santé et des services sociaux ne sont toujours pas adéquatement vaccinés. Parmi eux, 13 714 n’ont reçu aucune dose.

« À certains endroits »

Lundi, M. Legault a laissé entendre en entrevue au 98,5 FM que la vaccination obligatoire ne serait pas imposée à l’ensemble du réseau, mais plutôt à certains secteurs, dans certaines régions.

« On espère être capable d’appliquer le décret. On va sûrement être capable de l’appliquer à certains endroits », a-t-il déclaré.

« Dans les urgences, c’est sûr qu’il faut l’appliquer parce qu’il y a un contact très proche avec les patients. Il y a des régions où on va être capable de l’appliquer. » « Ce qu’on souhaite, c’est de l’appliquer partout », a ajouté François Legault

Il a enchaîné en soulignant que seulement 3 % des infirmières refusent la vaccination, mais « c’est un 3 % dont a besoin parce qu’il en manque déjà 4000 », a-t-il dit.

À QUB radio, le premier ministre a affirmé que « ça va beaucoup dépendre du recrutement des infirmières », avant d’ajouter : « Il y a sûrement certains groupes où il n’y aura pas de report. »

Québec offre des primes de 12 000 $ à 18 000 $, pour un total pouvant atteindre 1 milliard $, afin de ramener dans le réseau public de la santé au moins 4000 infirmières dans les prochains mois.

M. Dubé a récemment indiqué que 1756 personnes avaient accepté l’offre : 58 étaient à la retraite, 351 provenaient des agences privées et 1347 travaillaient à temps partiel et sont passées à temps complet.

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