Les jeunes péquistes renouvellent leur appui à Paul St-Pierre Plamondon

«Le Parti Québécois, sous l’impulsion de Paul St-Pierre Plamondon, s’est recentré sur sa mission principale, celle qui le distingue des autres partis représentés à l’Assemblée nationale: promouvoir constamment la question de l’indépendance», fait valoir les jeunes péquistes.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Le Parti Québécois, sous l’impulsion de Paul St-Pierre Plamondon, s’est recentré sur sa mission principale, celle qui le distingue des autres partis représentés à l’Assemblée nationale: promouvoir constamment la question de l’indépendance», fait valoir les jeunes péquistes.

S’il convient lui-même avoir connu une première année de défis, Paul St-Pierre Plamondon bénéficie toujours du soutien des jeunes du Parti québécois (PQ). Dans une lettre acheminée au Devoir, des dizaines de militants de l’aile jeunesse disent d’une même voix pourquoi ils « y croient encore ».

Douze mois après l’arrivée au pouvoir de « PSPP », 54 membres du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) et du Forum Jeunesse du Bloc Québécois (FJBQ) lui réitèrent leur appui dans une missive intitulée « Souverainistes : notre voie est la bonne ».

« Malgré l’adversité, tous ceux qui s’impliquent au Parti Québécois poursuivent leurs efforts, avec combativité et détermination, sous l’impulsion de notre chef », écrivent-ils.

À leurs yeux, le mouvement souverainiste reprend son erre d’aller malgré une année pandémique qui « n’a pas été des plus faciles pour les partis politiques confinés dans l’opposition ».

« Le Parti Québécois, sous l’impulsion de Paul St-Pierre Plamondon, s’est recentré sur sa mission principale, celle qui le distingue des autres partis représentés à l’Assemblée nationale : promouvoir constamment la question de l’indépendance », fait-on valoir.

Porté à la tête du parti de René Lévesque le 9 octobre 2020, l’ex-avocat s’était donné pour mission d’unir les souverainistes, peu importe la couleur politique. Il y a deux semaines, plusieurs militants s’étaient confiés au Devoir pour déplorer les positions sur l’indépendance du nouveau chef.

« Ce qu’il amène, notamment par rapport à l’indépendance, il n’y a pas grand-chose de nouveau », avait dit l’un d’eux.

M. St-Pierre Plamondon maintient qu’il fera de la souveraineté son sujet de prédilection lors de l’année préélectorale. Ses candidats pour 2022 devront l’avoir tatouée sur le cœur, confiait-il en entrevue avec Le Devoir au début du mois.

Ça va, ça ne va pas ?

Les plus récents coups de sonde placent le PQ dans les environs des 11 % d’intentions de vote, sur un pied d’égalité avec le second parti souverainiste à l’Assemblée nationale, Québec solidaire. Selon les projections du site d’agrégation des sondages qc125.com, la formation politique risque cependant de perdre jusqu’à six de ses sept sièges aux prochaines élections générales.

Selon Paul St-Pierre Plamondon, les récoltes philanthropiques du PQ laissent entendre le contraire. En 2020, le parti a récolté près de 400 000 $ en dons, plus que le Parti libéral et que Québec solidaire.

À la fin de l’année dernière, le PQ comptait plus ou moins 43 000 membres. La permanence du parti n’a pas pu mettre à jour ses statistiques d’adhésion, lundi.

Selon les dires de la missive envoyée au Devoir, l’arrivée de « PSPP » a généré une importante effervescence autour du PQ. « Partout où il se déplace, notre chef attire de nombreux Québécois ouverts à la question de l’indépendance, quel que soit leur âge. Des militants prennent ou reprennent leur carte », écrivent ces jeunes péquistes, dont la présidente du CNJPQ, Marie Laurence Desgagné.

En chœur, ces militants appellent les Québécois à donner une chance au « seul parti » à vouloir sortir le Québec du fédéralisme, faire « un pays vert » et « donner l’heure juste aux Québécois sur les enjeux essentiels comme la langue française ».

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