Québec dévoilera son plan pour améliorer l’environnement de travail des infirmières jeudi

Il manque présentement 4000 infirmières dans le réseau public.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Il manque présentement 4000 infirmières dans le réseau public.

Le gouvernement Legault présentera jeudi son plan pour contrer la pénurie de main-d’œuvre en santé, un « nouveau modèle de gestion » décentralisé qui ne reposera pas uniquement sur des incitatifs financiers.

Québec s’inspirera des pratiques mises en place lors des efforts de vaccination contre la COVID-19 pour implanter ce modèle, a expliqué mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé, en point de presse.

Afin de rendre les employés « heureux », il dit miser sur une refonte des ressources humaines, sur la « gestion locale des horaires » pour réduire le recours aux heures de travail supplémentaires et sur une forme de « service à la clientèle ». Il n’est pas revenu sur l’idée des primes qu’il avait évoquées la semaine dernière.

« Les infirmières nous ont dit souvent [que] ce qu’elles veulent avoir, ce sont des conditions de travail, un environnement de qualité. […] La convention [collective] dit qu’il faut ajouter du personnel ; on s’est engagé à le faire », a-t-il répondu lorsque les journalistes lui ont demandé si les ententes avec les syndicats d’infirmières pourraient être bonifiées.

Le premier ministre François Legault a quant à lui rappelé que les conventions collectives que Québec vient de signer avec les syndicats incluent « une réorganisation du travail, une augmentation importante de postes à temps plein, un plan pour éliminer le temps supplémentaire obligatoire [et] un plan pour, éventuellement, ne plus faire affaire avec les agences privées ».

« Maintenant, comment on peut accélérer cette réorganisation-là et ajouter des incitatifs financiers ? C’est ça qu’on va vous présenter jeudi », a-t-il lancé.

À compter du 15 octobre, date de l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire dans le réseau de la santé, Québec devra vraisemblablement se priver de 20 000 employés du réseau public. À ce nombre s’ajoutent les 4000 infirmières à bout de souffle qui manquent dans le réseau.

M. Dubé a par ailleurs confirmé qu’il présenterait, plus tard en novembre, un « projet de loi mammouth » touchant principalement aux données et aux statistiques sur les services. « On l’a vu avec la vaccination : plus on a les données pour bien gérer le système, mieux le système est géré », a-t-il déclaré.

Devant la Commission de la relève de la CAQ, samedi, le ministre a fait connaître son intention de présenter ce projet « qui va changer plusieurs lois » et proposer plusieurs « transformations » sans s’attaquer aux structures. Le texte de loi doit être déposé en novembre.

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