Pierre Fitzgibbon sera de retour au conseil des ministres

Pierre Fitzgibbon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Pierre Fitzgibbon

Son purgatoire aura été de courte durée, le temps d’un été. Le député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon, a finalement réussi à se conformer aux exigences de la commissaire à l’éthique, pouvant ainsi retrouver sa place au conseil des ministres.

Il est donc prévu qu’il redeviendra ministre de l’Économie et de l’Innovation dès mercredi. Il pourrait même avoir également la responsabilité du Développement économique régional, un dossier laissé en plan depuis que l’ex-ministre Marie-Ève Proulx a été rétrogradée simple députée, en mai

Rappelons que M. Fitzgibbon avait dû se retirer du cabinet Legault en juin, après avoir été visé par un quatrième rapport de la commissaire à l’éthique, qui lui reprochait sa négligence à se départir d’actions dans deux entreprises faisant affaire avec le gouvernement, ce qui pouvait le placer dans une situation inacceptable de conflit d’intérêts.

Élu en 2018, M. Fitzgibbon aura donc mis trois ans à se conformer au code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale.

Il a été possible d’apprendre mardi, de source gouvernementale, que durant l’été l’ex-ministre a finalement réussi à se départir des intérêts litigieux qu’il possédait dans White Star Capital et dans ImmerVision, des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse.

En juin, M. Fitzgibbon avait expliqué qu’il n’avait reçu aucune offre digne de ce nom pour les actions qu’il détenait dans ces entreprises. S’il avait accepté les propositions reçues, il évaluait ses pertes à plus de 1 million $.

La commissaire à l’éthique, Ariane Mignolet, est revenue à la charge à maintes reprises au cours des dernières années pour signifier à M. Fitzgibbon qu’il n’avait pas le choix de se conformer au code et de respecter la loi, comme tous les autres élus.

Devant son refus d’obtempérer, elle avait recommandé que le ministre perde le droit de siéger à l’Assemble nationale, tant qu’il n’aurait pas régularisé sa situation, dans le sens de respecter à la lettre le code d’éthique des membres de l’Assemblée nationale.

C’est à regret que le premier ministre François Legault s’était départi de son ministre de l’Économie, un pilier de son gouvernement, et s’était engagé à le réintégrer dès que sa situation financière serait corrigée.

Durant l’intervalle, c’est le ministre des Finances, Eric Girard, qui cumulait les deux fonctions.

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