Legault veut peupler le nord du Québec et réduire le «fly-in fly-out»

«On ne bâtit pas une société forte avec des gens qui entrent et qui sortent continuellement. Je n’aime pas le navettage, le
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne «On ne bâtit pas une société forte avec des gens qui entrent et qui sortent continuellement. Je n’aime pas le navettage, le "fly-in fly-out"», a dit François Legault.

Le gouvernement Legault veut mettre fin au phénomène fly-in fly-out, bien connu des régions nordiques, et faire en sorte de peupler cette partie du Québec située au nord du 49e parallèle.

De passage à Chibougamau lundi, le premier ministre François Legault a dit vouloir multiplier les incitatifs visant à convaincre des Québécois de s’installer en Jamésie pour y vivre à temps plein, et pas seulement pour y travailler en attendant le prochain avion les ramenant dans le Sud, vers les régions plus densément peuplées.

De nombreux travailleurs du Nord habitent en fait dans d’autres régions et font la navette, toutes les deux semaines, privilégiant ce qu’on appelle le fly-in fly-out.

« On ne bâtit pas une société forte avec des gens qui entrent et qui sortent continuellement. Je n’aime pas le navettage, le fly-in fly-out », a-t-il dit, sans fixer d’objectif précis pour corriger la situation, qui n’a rien de nouveau.

Pour contrer ce phénomène et amener les gens à s’installer véritablement dans les régions nordiques, le premier ministre veut accroître l’offre de logement et songe à offrir des incitatifs fiscaux aux entreprises.

Québec a annoncé lundi qu’il était prêt à investir jusqu’à 100 millions de dollars dans la construction de plus de 300 logis, dont l’essentiel (87 millions) servira à construire des maisons unifamiliales dans les régions du nord, dont 40 unités modulaires à Chibougamau dès l’automne 2022. D’autres logis seront construits à Lebel-sur-Quévillon.

Il a insisté pour dire qu’il fallait « occuper le territoire » et qu’il y avait quantité d’emplois bien rémunérés qui cherchaient preneurs, particulièrement dans le secteur minier, dans cette partie du Québec peu peuplée.

« Il y a des jobs payantes à 100 000 $ dans le nord du Québec », a-t-il dit, rappelant que le secteur minier devrait connaître une période de croissance dans les années qui viennent.

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