Les oppositions réitèrent leur volonté de débattre sur le passeport vaccinal

Le premier ministre François Legault est visé par des critiques de tous les côtés du spectre politique.
Photo: Jacques Boissinot La Presse Canadienne Le premier ministre François Legault est visé par des critiques de tous les côtés du spectre politique.

Les propos du premier ministre François Legault selon lesquels une commission parlementaire sur le passeport vaccinal pourrait servir de tribune à de fausses informations lui valent des critiques de tous les côtés du spectre politique.

Jeudi, tant Québec solidaire que le Parti conservateur et le Parti québécois ont attaqué M. Legault à ce sujet.

La veille, le premier ministre avait dit ne pas vouloir tenir de commission parlementaire sur l’implantation du passeport afin d’éviter qu’on y colporte des faussetés. « Il faut aussi être prudent, ne pas faire exprès pour donner à des opposants des tribunes qui pourraient influencer la population en utilisant des arguments non fondés », avait-il déclaré.

« François Legault dit n’importe quoi », a déclaré le chef de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, dans un communiqué. « Quand François Legault dit qu’un débat public donnerait la parole à des conspirationnistes, il dit n’importe quoi. Il est député depuis des décennies, il sait très bien que c’est lui qui a le dernier mot sur qui vient témoigner à l’Assemblée nationale. »

La France citée en exemple

La députée du Parti conservateur du Québec, Claire Samson, et son chef, Éric Duhaime, ont également convié les médias à l’Assemblée nationale jeudi après-midi pour répliquer aux propos de François Legault.

« On s’apprête à mettre en place la mesure possiblement la plus liberticide depuis les mesures de guerre et ça va se faire sans débat, sans vote, sans échange », a déclaré M. Duhaime, qui a aussi mentionné qu’un tel débat avait eu lieu en France avant l’imposition du passeport.

Quand François Legault dit qu’un débat public donnerait la parole à des conspirationnistes, il dit n’importe quoi

En France, la loi instaurant le passeport sanitaire a été adoptée le 25 juillet dernier par le Parlement. Controversée, elle a toutefois donné lieu à d’importantes manifestations dans le pays.

À Québec, le chef conservateur a également invité le premier ministre à « déposer des études » démontrant l’efficacité d’un passeport vaccinal. D’emblée opposé à cette mesure, son parti a en outre déposé une pétition contre le passeport, qui a été signée par plus de 130 000 personnes depuis le printemps. 

Le Parti québécois aussi réclame un débat au Parlement sur le passeport vaccinal. « Une telle mesure nécessite le recours aux avis d’experts et l’aval des parlementaires », a fait valoir le porte-parole du parti en santé, Joël Arseneau.

Les libéraux dirigés par Dominique Anglade sont les seuls à ne pas avoir fait une telle demande. La position du parti a plutôt consisté à reprocher au gouvernement Legault d’avoir tardé à implanter le passeport.

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