Québec investit 2,1 milliards pour la construction et la rénovation d’écoles

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a dévoilé jeudi à Boucherville la ventilation des 2,1 milliards $ qui seront consacrés aux infrastructures scolaires dans le Plan québécois des infrastructures 2021-2022.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a dévoilé jeudi à Boucherville la ventilation des 2,1 milliards $ qui seront consacrés aux infrastructures scolaires dans le Plan québécois des infrastructures 2021-2022.

La Montérégie, château fort de la Coalition avenir Québec (CAQ), reçoit la part du lion pour la construction de nouvelles écoles.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a dévoilé jeudi à Boucherville la ventilation des 2,1 milliards $ qui seront consacrés aux infrastructures scolaires dans le Plan québécois des infrastructures 2021-2022.

Près de 885 millions $ iront à la construction de dix nouvelles écoles primaires, dont huit en Montérégie, et à l’agrandissement de 10 autres écoles primaires à travers la province.

Le ministre s’est toutefois défendu de privilégier la Montérégie, rappelant que la première année d’investissements avait surtout bénéficié à la région de Montréal où « il y avait un grand rattrapage à faire » et que d’autres années avaient été plus avantageuses pour la couronne Nord.

Critères objectifs

Mais surtout, il a invoqué la mise en place de critères très précis pour évaluer les projets, lançant au passage une pointe aux gouvernements précédents.

« Je ne sais pas trop comment on faisait si ce n’était pas sur des critères objectifs, je n’ose pas imaginer quels critères ils utilisaient — maintenant, les fonctionnaires analysent chacun des projets de tous les Centres de services scolaires en fonction du manque de classes, depuis combien de temps il y a des débordements d’élèves, prévisions sur cinq ans, indice de vétusté, présence de modulaires, disponibilité du terrain et on arrive avec une cote sur cinq.

« Après avoir répondu à d’autres urgences, cette année c’étaient les projets montérégiens qui se qualifiaient selon des critères objectifs », a-t-il fait valoir..

Rénovations facilitées

Les écoles du reste du Québec ne seront pas privées pour autant puisque 1,2 milliard $ sera consacré à la rénovation de centaines, sinon de milliers d’écoles québécoises à travers la province, un parc immobilier dont l’entretien accuse un important retard.

« On investit davantage dans le maintien d’actifs, dans les rénovations et l’entretien, que dans la construction […] pour résorber ce qu’on appelle le déficit de maintien d’actifs qui a été creusé malheureusement dans les années précédentes », a mentionné le ministre Roberge.

Celui-ci n’a pas manqué de rappeler au passage qu’« en trois ans, c’est 8,7 milliards $ que le gouvernement aura investis. C’est plus que les précédents gouvernements dans les huit dernières années. »

Une nouvelle réglementation donnera d’ailleurs plus de latitude aux Centres de services scolaires pour aller de l’avant avec des rénovations, alors que tous les travaux dont les coûts sont inférieurs à 5 millions $ pourront être entamés localement sans devoir passer par le lourd processus de validation du ministère de l’Éducation.

Fait à noter, les sommes annoncées jeudi ne visent que les écoles primaires, les travaux d’infrastructures dans les écoles secondaires étant financés par une autre enveloppe.

La qualité de l’air sera évaluée dans toutes les classes

Par ailleurs, Jean-François Roberge a indiqué que l’appel d’offres pour des appareils d’évaluation de la qualité de l’air dans les classes est en préparation et sur le point d’être lancé. Sévèrement critiqué pour la gestion de la ventilation et de la qualité de l’air dans les écoles au cours de la dernière année, M. Roberge a assuré que cette situation serait corrigée dans les plus brefs délais.

« Ce ne sont pas toutes les écoles qui ont les mêmes systèmes de ventilation, parce qu’il y a quand même des écoles qui sont ventilées et il faut que tout ça soit compatible. On ne perd pas la cible de vue : il y aura des lecteurs de qualité de l’air dans les 48 000 classes au Québec et nous achevons, au moment où l’on se parle, la rédaction de l’appel d’offres. »

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