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Achat des vaches de réforme - Québec souhaite négocier un prix minimum

Trois-Rivières — Québec souhaite entreprendre des pourparlers avec Ottawa et les autres provinces afin de fixer un prix minimal pour l’achat de vaches de réforme par les abattoirs et ainsi permettre aux producteurs bovins de retrouver un niveau de revenu suffisant.

«Fixer un prix minimum, je pense qu’on en est rendu-là», a affirmé la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Françoise Gauthier, à l’entrée du caucus des députés libéraux, qui s’est tenu hier à Trois-Rivières. Le projet de prix minimal doit se faire à l’échelle canadienne, a-t-elle précisé, puisque les producteurs bovins vivent «le même problème partout».
Depuis le début de la crise de la vache folle en mai 2003, le prix des vaches de réforme a chuté dramatiquement. Les producteurs bovins ne reçoivent plus que 20 ¢ la livre. Or, en novembre 2002, les vaches de réforme se transigeaient à 50 ¢ la livre. «Il y a quelque chose qui ne marche pas quelque part», a dit Mme Gauthier. Les vaches de réforme — des vaches laitières qui finissent leur carrière dans les abattoirs pour être transformées en steak haché, par exemple — ont toujours représenté un revenu d’appoint important pour les producteurs.
La Fédération des producteurs bovins accuse Viandes Levinoff, propriétaire de l’abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover près de Drummondville, de jouir d’une situation de monopole et de profiter de la crise de la vache folle pour exploiter les producteurs. Comme il n’y a pas d’autres abattoirs et que les États-Unis ont fermé leurs frontières, les producteurs québécois n’ont d’autre choix que d’accepter les faibles prix offerts. L’aide gouvernementale accordée aux producteurs québécois n’est pas suffisante pour combler les pertes des producteurs depuis le début de la crise.