Montréal et Laval en zone orange dès lundi

Le rouge disparaîtra de la carte du Québec dès lundi. Montréal, Laval et toutes les MRC du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie qui demeuraient à ce palier d’alerte passeront à l’orange. Le déconfinement se poursuivra également dans d’autres régions, qui passeront quant à elles aux paliers jaune et vert.

« On a vu en fin de semaine un peu de débordements, c’était prévisible, a reconnu le premier ministre, François Legault. On n’était pas surpris, c’est à peu près ça qui est arrivé partout dans le monde. » Il s’est dit mécontent de voir « la violence » et « les déchets » dans les parcs.

« Par contre, c’est préférable, dans le moindre des deux maux, de se réunir à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur », a-t-il ajouté, allant même jusqu’à suggérer aux amateurs de hockey d’installer leur télévision à l’extérieur pour regarder les matchs en groupe.

La troisième vague semble bel et bien tirer à sa fin. La Santé publique rapportait 208 nouveaux cas de COVID-19 mardi, loin derrière les quelque 1800 cas confirmés en une seule journée le 10 avril, quand le Québec était au sommet de la vague. Le nombre d’hospitalisations se chiffrait mardi à 354, soit 8 de moins que la veille, mais 86 personnes demeuraient toujours aux soins intensifs. Le Québec déplorait toutefois 5 décès supplémentaires, dont un seul est survenu au cours des 24 dernières heures. Trois se sont produits entre le 25 et 30 mai et un à une date inconnue.

Une augmentation des cas après le passage de Montréal en zone orange à cause de la densité de sa population ne surprendrait pas le premier ministre. « Il faut comprendre que la Santé publique, quand même, est confortable, a souligné M. Legault. Il y a une marge de manœuvre et la vaccination continue d’avancer. » Les élèves de troisième, quatrième et cinquième années du secondaire pourront notamment assister à leurs cours en personne à temps plein et les salles de sport pourront rouvrir, tout comme les salles à manger des restaurants, qui étaient fermées depuis le 1er octobre 2020. Ces dernières pourront accueillir un maximum de deux personnes par table avec leurs enfants mineurs ou les occupants d’une même résidence privée.

« C’est un symbole d’une liberté retrouvée, un symbole de pouvoir voir des gens, fraterniser, socialiser », s’est réjoui le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec, François Meunier. « C’est là qu’on voit que les restaurants sont bien plus qu’un lieu pour s’alimenter », a-t-il ajouté.

Ailleurs au Québec, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Mauricie, le Centre-du-Québec et l’est du Bas-Saint-Laurent vont passer au palier d’alerte jaune dès le 7 juin. Les bars pourront donc rouvrir, les sports d’équipe pourront reprendre à l’extérieur et il sera permis aux occupants de deux résidences de se rassembler à l’intérieur.

Au même moment, l’étau des restrictions sanitaires se desserrera un peu plus dans trois régions qui passeront en zone verte, soit l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. Les sports d’équipe y seront permis à l’intérieur, tout comme les rassemblements pour les occupants de trois résidences ou d’un maximum de dix personnes d’adresses différentes.

Les déplacements entre les régions, d’un palier d’alerte à l’autre, sont permis, mais la Santé publique demande aux citoyens de respecter les mesures en vigueur dans leur zone d’appartenance lorsqu’ils circulent d’un endroit à l’autre.

Opération deuxième dose

Les Québécois de 80 ans et plus pourront devancer le rendez-vous pour leur deuxième dose dès lundi. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, compte présenter ce nouveau calendrier jeudi qui sera similaire à celui qui avait été mis sur pied en avril pour la première dose des 50 ans et moins. Le gouvernement procédera donc par tranche d’âge, des plus vieux aux plus jeunes. L’objectif est d’injecter la deuxième dose de vaccin d’ici la fin août.

Des jeunes de 12 à 17 ans qui ont récemment reçu leur première dose ont été étonnés de recevoir un rendez-vous pour la deuxième injection en septembre, des semaines après la rentrée scolaire. C’est par souci d’équité envers le reste de la population. « Comme on avait des gens des catégories d’âge plus élevées qui avaient déjà des rendez-vous en septembre, quand on a donné les rendez-vous aux jeunes, on a leur donné à eux aussi des rendez-vous en septembre », a-t-il expliqué.

Le ministre a incité les 200 000 retardataires parmi les personnes de 18 à 40 ans à prendre rendez-vous cette semaine pour une première dose avant l’ouverture des plages horaires sur Clic Santé pour les deuxièmes doses. L’objectif du gouvernement est d’atteindre une couverture vaccinale de 75 % de la population dans chaque groupe d’âge.


À voir en vidéo: