Achat d'hélicoptères par la Défense - Jean Charest n'est pas sûr que le Québec obtient sa juste part

Burlington — Le premier ministre Jean Charest veut obtenir une évaluation complète du contrat des hélicoptères de l'armée canadienne avant de se prononcer sur les retombées qui doivent échoir au Québec.

Ottawa a annoncé, il y a un peu plus d'une semaine, qu'il achètera des hélicoptères Sikorsky, qui seront fabriqués aux États-Unis, plutôt que des Cormorant, qui auraient été assemblés chez Bell Helicopter de Mirabel, dans les Basses-Laurentides, au nord de Montréal.

Hier, alors qu'il effectuait une visite officielle au Vermont, M. Charest a affirmé ne pas être convaincu que le milliard de dollars en retombées promis au Québec en marge de ce contrat puisse être vu comme sa juste part.

«Ce qu'on nous laisse croire, c'est qu'il y aurait un milliard [de dollars] en retombées au Québec», a affirmé M. Charest. «Je ne sais pas si c'est un chiffre qui est fixe. Je ne sais pas, moi, si c'est immuable, s'il ne peut pas y en avoir plus, alors je veux que le gouvernement fédéral nous dise ce que c'est exactement ce qu'il attend comme retombées. Mais, comme nous avons au Québec le centre canadien de l'industrie aéronautique, on s'attend à ce que les retombées soient substantielles.»

M. Charest a profité de l'occasion pour signifier que le gouvernement Chrétien aurait dû procéder avec le contrat original d'achat plutôt que de l'annuler en 1993 et tout recommencer.