Le PQ et QS demandent au gouvernement Legault de s’excuser pour les élèves intimidés

«Tout semble avoir été fait de travers!» a réagi la porte-parole péquiste en matière d’Éducation, Véronique Hivon.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Tout semble avoir été fait de travers!» a réagi la porte-parole péquiste en matière d’Éducation, Véronique Hivon.

Le Parti québécois et Québec solidaire demandent au ministère de l’Éducation de faire amende honorable et de s’excuser auprès des parents qui se battent depuis des années pour faire reconnaître le tort subi par leurs enfants qui ont été victimes d’intimidation dans une école privée.

Ils réagissaient à l’article du Devoir publié jeudi matin. On y apprenait notamment que le ministère avait caché un rapport interne démontrant que l’école avait tardé à agir et que la direction de l’enseignement privé avait attendu quatre ans avant de demander à l’Académie des Sacrés-Coeurs des modifications au plan de lutte pour contrer l’intimidation. Les quatre mères ont porté le dossier devant les tribunaux. Mais ce qu’elles souhaitent par-dessus tout, répètent-elles, ce sont des excuses pour leurs enfants.

« Tout semble avoir été fait de travers !, a réagi par courriel la porte-parole péquiste en matière d’Éducation, Véronique Hivon. L’école a tardé à agir et le ministère a couvert l’école plutôt que les élèves. J’espère sincèrement qu’ils feront amende honorable et que les victimes et leurs parents auront droit à des excuses. Ça serait la moindre des choses. »

Sa collègue de Québec Solidaire, Christine Labrie, abonde dans le même sens. « Assurément il y a eu des problèmes et je comprends les enfants et leurs familles de se sentir lésées. Il me semble que c’est la moindre des choses de s’excuser. »

Elle trouve également « problématique » que les mères aient eu autant de difficulté à obtenir un dossier qui concerne leur plainte.

Projet de loi sur le protecteur de l’Élève

Selon la députée de Sherbrooke, le problème soulevé par les quatre mères n’est « que la pointe de l’iceberg ». Elle rappelle par ailleurs que le ministre s’était engagé à déposer un projet de loi d’ici la fin de la session parlementaire pour réformer le rôle du protecteur de l’élève afin qu’il couvre également les écoles privées, ce qui n’est toujours pas le cas.

Au Parti libéral, on n’était pas disponible pour commenter le dossier jeudi.

De son côté, le ministre Jean-François Roberge n’a pas voulu accorder d’entrevue au Devoir sur le sujet puisque le dossier est présentement devant les tribunaux.

Dans sa réponse envoyée par courriel en début de semaine, le ministère de l’Éducation faisait toutefois référence à ce projet de loi tant attendu. « Notez qu’il est envisagé qu’un projet de loi visant à réformer le Protecteur de l’élève soit déposé à l’Assemblée nationale en 2021 et aurait notamment compétence tant dans le réseau public que privé », écrivait le responsable des relations de presse Bryan St-Louis.

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