François Bonnardel n’est pas prêt à larguer le «F.-A.-Gauthier»

Construit en Italie au coût de 170 millions de dollars, le «F.-A.-Gauthier» collectionne les bris depuis sa livraison en 2015 et a été hors service pendant plus d’un an.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Construit en Italie au coût de 170 millions de dollars, le «F.-A.-Gauthier» collectionne les bris depuis sa livraison en 2015 et a été hors service pendant plus d’un an.

De nouveau à quai en raison d’une fuite d’huile, le traversier F.-A-Gauthier continue de donner des maux de tête au gouvernement, mais pas au point de justifier qu’on s’en débarrasse, selon le ministre des Transports, François Bonnardel.

« Il est hors de question en ce moment, avec une dette de 150 millions de dollars, qu’on n’aille pas au bout de ce bateau pour comprendre et connaître le problème », a déclaré le ministre Bonnardel lors de l’étude de crédits. « Ça prendra le temps que ça prendra. »

Le F.-A.-Gauthier a, de nouveau, dû être ramené à quai, le 9 avril, quelques jours à peine après son retour sur l’eau. Construit en Italie au coût de 170 millions de dollars, le bateau collectionne les bris depuis sa livraison en 2015 et a été hors service pendant plus d’un an.

Le traversier, qui doit relier Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, et Godbout, sur la Côte-Nord, est actuellement remplacé par le Sareema.

Le qualifiant de « citron », le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a demandé au ministre s’il n’était pas temps de passer à autre chose.

Le bateau « devait être fiable pour 40 ans », a-t-il dit. « Il n’est pas fiable, pis il coûte cher. »

P.-d.g. de la STQ « exaspéré »

Plus tôt, le président de la Société des traversiers du Québec (STQ), Stéphane Lafaux, avait reconnu que ce dossier « l’exaspérait ».

« La situation du F.-A.-Gauthier nous exaspère également à la Société des traversiers, a-t-il dit. On a déployé énormément d’efforts dans ce dossier. »

Les problèmes sur le bateau se concentrent au niveau des propulseurs, où une nouvelle fuite d’huile a entraîné le dernier arrêt des activités. « À deux reprises, on a eu le même problème », a dit M. Lafaux.

« Il y aurait […] une incompatibilité entre les joints d’étanchéité qui ont été installés […] et l’huile qui est recommandée. Il y aurait une réaction chimique qui entraînerait une dégradation des joints d’étanchéité permettant à l’huile de s’échapper. »

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