Eric Girard laisse entrevoir «un été très dynamique» malgré la COVID-19

Au lendemain du dépôt de son budget, le ministre des Finances, Eric Girard, a réfuté les critiques de «budget des années 1990» et de vieille économie basée sur les secteurs traditionnels qu’ont formulées les partis d’opposition.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Au lendemain du dépôt de son budget, le ministre des Finances, Eric Girard, a réfuté les critiques de «budget des années 1990» et de vieille économie basée sur les secteurs traditionnels qu’ont formulées les partis d’opposition.

Si la vaccination va plus vite que les variants, le Québec pourra passer « un été très dynamique » malgré la pandémie. Mais si l’inverse se produit, les Québécois auront encore besoin d’aide et le gouvernement sera au rendez-vous.

C’est l’assurance qu’a donnée vendredi le ministre des Finances, Eric Girard, lorsqu’il a rencontré la Chambre de commerce du Montréal métropolitain — une tradition au lendemain de la présentation du budget.

« Si tout va bien et que la vaccination va plus vite que les variants, probablement que juste avec la demande latente, le fait d’ouvrir les restaurants, de dire aux gens “vous pouvez voyager, à tout le moins, dans le Canada”, probablement qu’on va avoir un été très dynamique. Si les variants dominent les vaccins et qu’on est encore sous des restrictions sévères cet été, bien il y aura sûrement besoin d’aide supplémentaire. Et on sera là », a affirmé le ministre Girard.

Les infrastructures, ce n’est pas la vieille économie. Investir dans nos écoles, nos universités, nos cégeps, nos hôpitaux, le transport en commun, je ne pense pas qu’on a à avoir honte de ça.

Devant des gens d’affaires qui étaient à l’écoute, le ministre a dit s’attendre à ce que les centres-villes reprennent leur souffle. Mais il croit que le télétravail est là pour de bon, du moins en partie.

« Ce qu’on va voir, selon moi, c’est plus d’horaires flexibles. J’ai l’impression qu’on va voir beaucoup de trois jours au centre-ville, deux jours à la maison et qu’on va voir une meilleure flexibilité au niveau des entreprises », a-t-il opiné.

Pas un budget de 1990

Au lendemain du dépôt de son budget, le ministre des Finances a réfuté les critiques de « budget des années 1990 » et de vieille économie basée sur les secteurs traditionnels qu’ont formulées les partis d’opposition.

 

« Les infrastructures, ce n’est pas la vieille économie. Investir dans nos écoles, nos universités, nos cégeps, nos hôpitaux, le transport en commun, je ne pense pas qu’on a à avoir honte de ça », a-t-il répliqué.

Il a précisé que 60 % du Plan québécois des infrastructures (PQI) de 135 milliards de dollars, « c’est maintenir nos actifs, nos routes, nos écoles, nos hôpitaux ».

Stade de baseball

Par ailleurs, après le premier ministre François Legault, le ministre des Finances a à son tour indiqué qu’il était prêt à regarder le projet caressé par un groupe d’hommes d’affaires d’ériger un stade de baseball au centre-ville, avec une « garde partagée » pour Montréal et Tampa, soit les Expos et les Rays.

« On examine tous les projets au ministère des Finances. On a des économistes chevronnés qui font ce qu’on appelle traditionnellement de l’analyse avantages-coûts. On regarde les coûts et les bénéfices », a-t-il d’abord répondu au président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

« Je pense que le projet a un aspect novateur : c’est une garde partagée d’une équipe professionnelle. On n’a pas vu ça ailleurs. Si ça fonctionnait, ce serait un modèle pour d’autres villes de taille moyenne », a opiné le ministre Girard.

« Montréal, c’est une grande ville. Mais le baseball, ce n’est pas un sport dominant. Notre sport numéro un, c’est le hockey. Et il n’y aura jamais une garde partagée de hockey à Montréal. Mais peut-être qu’une garde partagée de baseball, peut-être que ç’a du sens. C’est innovateur. Il faudra l’analyser au sens économique coûts-bénéfices, comme tous les projets qu’on fait », a-t-il conclu.

 

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