Une minute de silence à Québec, en mémoire des victimes de la COVID-19

Jeudi, à 13 h, la nation québécoise a observé une minute de silence afin d’honorer la mémoire des vicitmes de la COVID-19.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Jeudi, à 13 h, la nation québécoise a observé une minute de silence afin d’honorer la mémoire des vicitmes de la COVID-19.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété l’état de pandémie le 11 mars 2020. La vie de 10 518 personnes a été arrachée par les vagues de COVID-19 ayant frappé le Québec au fil de la dernière année. Jeudi, à 13 h, la nation québécoise a observé une minute de silence, afin d’honorer leur mémoire.

Le temps s’est arrêté sur le parvis du parlement, de l’hôtel de ville de Montréal et de Québec, ainsi que dans les établissements d’enseignement primaire, secondaire et postsecondaire, les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), les hôpitaux, ainsi que dans les représentations du Québec à l’étranger.

La cloche de l’hôtel du Parlement est venue rompre le silence à 13 h 01 : 10 coups ont été martelés sur la cloche 800 livres. Une volée de cloches a par la suite sonné aux quatre coins du Québec, et ce, pour une durée de trois minutes.

Préposées aux bénéficiaires, infirmières, membres des forces armées, éducateurs, proches de personnes décédées durant la pandémie : ils avaient un à un défilé devant les gardes d’honneur de la Sûreté du Québec et de l’Assemblée nationale pour s’arrêter sur le parvis de l’hôtel du Parlement, saluant du regard au passage le premier ministre François Legault et sa conjointe Isabelle Brais.

Chacun d’entre eux tenait une rose blanche, qu’ils ont tour à tour déposée au pied d’une couronne. Les pièces Clair de lune de Claude Debussy, puis Les gens de mon pays de Gilles Vigneault, préenregistrées par l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) les accompagnaient jusqu’au mémorial de fleurs déposé quelques minutes plus tôt par des paramédicaux. Le temps était doux et gris sur la colline Parlementaire.

« Le virus a frappé très fort. Il a frappé surtout nos aînés, ceux à qui on doit tout […] qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui. On a perdu des grands-mamans, des grands-papas, des pères, des mères, des frères, des sœurs, des amis. Aujourd’hui, le Québec se souvient… se souvient de toutes ces personnes qui sont parties beaucoup trop vite », a déclaré le premier ministre François Legault devant l’Assemblée nationale.

Plus tôt, il a dit en Chambre que « les Québécois ont fait tout ce qui était possible de faire pour aider minimiser les dégâts ».

Le chef du gouvernement a aussi salué le dévouement du personnel du réseau de la santé ainsi que celui des travailleurs essentiels ayant permis aux Québécois de mettre la main notamment sur des aliments et des médicaments au plus fort de la crise sanitaire. « On leur doit toute notre reconnaissance », avait-il dit en Chambre.

Derrière les « 10 518 morts » se trouvent « 10 518 vécus, 10 518 histoires et des dizaines de milliers de deuils », avait souligné la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade.

Les Québécois ont un devoir de mémoire à ceux emportés par la COVID-19 appartenant à la génération des bâtisseurs qui ont « apporté leur pierre à l’édifice, avec fierté, avec honneur ». « [Ce sont] des personnes parties dans l’ombre auxquelles nous devons à la fois reconnaissance et de gratitude », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « ces familles bouleversées par la perte brutale d’un être cher, il faut que nous y pensions souvent. »

D’autres détails suivront.