QS veut intégrer le privé au réseau public de la santé

Mme Massé observe qu’alors que les hôpitaux vont peut-être devoir trier les patients par chance de survie, au privé, on fait comme si la pandémie n’existait pas.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Mme Massé observe qu’alors que les hôpitaux vont peut-être devoir trier les patients par chance de survie, au privé, on fait comme si la pandémie n’existait pas.

Québec solidaire (QS) demandera au premier ministre du Québec, François Legault, d’intégrer complètement le personnel et les ressources matérielles des cliniques privées au réseau public pour contrer la crise provoquée par la montée en flèche du nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19.

La co-porte-parole de Québec solidaire, la députée Manon Massé, estime que puisque des hôpitaux de plusieurs régions du Québec sont débordés et redoutent la mise en œuvre du protocole de triage, l’intégration du personnel et des ressources matérielles des cliniques privées est une compensation juste.

Mme Massé observe qu’alors que les hôpitaux vont peut-être devoir trier les patients par chance de survie, au privé, on fait comme si la pandémie n’existait pas. À son avis, le premier ministre Legault doit des explications aux dizaines de milliers de patients affectés par le délestage et elle l’invite à mobiliser tous les renforts du privé avant que les hôpitaux craquent.

Québec solidaire a réalisé une enquête montrant que plusieurs cliniques privées continuent d’offrir des opérations non urgentes et non nécessaires, dont l’augmentation des fesses, la liposuccion et l’ablation des hémorroïdes, en dépit de la situation critique dans les hôpitaux.

Suivez l'évolution de la pandémie au Québec:

Consultez notre tableau de bord interactif

La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques ajoute que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, fait semblant que le personnel des cliniques privées n’a pas l’expertise nécessaire pour intégrer le réseau public, mais que certaines cliniques offrent leurs services.

Elle martèle qu’on ne peut laisser les ressources du privé sur la table, car des vies en dépendent.

À voir en vidéo: