Dominique Anglade presse Pierre Arcand de revenir des Antilles

Le député libéral Pierre Arcand
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le député libéral Pierre Arcand

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a demandé au député Pierre Arcand de rentrer le plus tôt possible au pays.

M. Arcand est présentement à la Barbade, dans les Antilles, avec sa femme.

L’attachée de presse de Mme Anglade, Léa Carrière, a confirmé mercredi que la cheffe libérale avait interpellé son député pour qu’il revienne au Canada.

Dans une déclaration envoyée aux médias mardi, M. Arcand a dit regretter sa décision, tout en soulignant avoir pris toutes les précautions nécessaires.

Selon Radio-Canada, qui a révélé la nouvelle en premier, M. Arcand a été aperçu sur l’île par un témoin.

La nouvelle a suscité la controverse, puisque les gouvernements fédéral et provincial recommandent fortement aux Québécois et aux Canadiens de ne pas voyager pendant les Fêtes en raison de la flambée de cas de COVID-19 au pays.

En entrevue à la station de radio 98,5 FM, mercredi matin, la cheffe libérale a reconnu qu’il s’agissait d’une « erreur de jugement » de la part de son député.

« Je le savais qu’il partait, et on avait déconseillé à Pierre Arcand de quitter [le pays] à ce moment-là, a-t-elle expliqué. Maintenant, Pierre a décidé d’aller de l’avant, puis de prendre cette décision-là et de l’assumer. »

Au micro du 98,5 FM, Mme Anglade a admis qu’elle aurait carrément dû interdire à ses députés de sortir du pays.

Un autre député à l’étranger

Du côté de la Coalition avenir Québec, le député de Saint-Jérôme Youri Chassin est actuellement à Lima, au Pérou, pour rendre visite à son mari qu’il n’avait pas vu depuis près d’un an. En entrevue, il a assuré qu’il ne s’agit pas d’un voyage de plaisance, puisqu’il ne sort pratiquement pas du lieu de résidence de son mari.

« La situation au Pérou, c’est un peu similaire au Québec, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de musée où on peut aller, on ne va pas au cinéma, au restaurant », a-t-il indiqué, ajoutant qu’ils étaient toujours « juste tous les deux ».

Et c’était beaucoup plus facile pour lui de se déplacer que le contraire, car son conjoint aurait dû demander un visa de touriste pour venir au Canada, ce qui est compliqué en ce moment.

« Pour moi, il n’y a pas de contradiction avec le message du gouvernement [qui demande] de suivre les règles, a-t-il soutenu. Évidemment, il y a toujours des circonstances particulières et je trouvais important de faire preuve de transparence. »

Avant de faire le voyage, M. Chassin dit avoir obtenu l’approbation du whip et du bureau du premier ministre

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