Le député Harold LeBel affirme n’avoir rien à se reprocher

Le député de Rimouski, Harold LeBel
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le député de Rimouski, Harold LeBel

Le député Harold LeBel visé par une accusation d’agression sexuelle entend démontrer « qu’il n’a rien à se reprocher ». Celui qui représente la circonscription de Rimouski s’est exprimé pour la première fois depuis son arrestation mardi.

Il sera représenté par nul autre que Maxime Roy, l’avocat de l’ex-vice première ministre Nathalie Normandeau. Dans un communiqué, le député affirme qu’il collaborera avec la justice et qu’il sera présent lors de sa comparution au palais de justice le 11 janvier.

Il ajoute qu’il continuera « d’exercer sa fonction de député » et de défendre les dossiers de sa circonscription.

Son avocat confirme que le député a l’intention de plaider non coupable. « Par la preuve que M. LeBel m’a remise, ça m’apparaît évident qu’il n’est pas coupable de l’infraction qu’on lui reproche », a affirmé Me Roy en entrevue. Au moment où Le Devoir l’a joint, il faisait la route entre Québec et Rimouski, où il s’était rendu plus tôt dans la journée pour rencontrer le député une première fois.

« Comme toute personne qui se fait arrêter aux petites heures du matin, c’est un choc pour lui », a-t-il indiqué lorsque Le Devoir lui a demandé dans quel état d’esprit était son client. Celui-ci n’accordera pas d’entrevue sur le sujet avant de pouvoir s’adresser à la cour.

L’arrestation d’Harold LeBel a créé une onde de choc à l’Assemblée nationale. Il a été exclu du caucus du Parti québécois et siégera donc comme député indépendant durant les procédures judiciaires. Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits en octobre 2017. Une ordonnance de non-publication protège l’identité de la victime.