Québec crée des CLD 2.0

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Les centres locaux de développement (CLD) abolis par les libéraux en 2015 reverront le jour, mais sous une forme différente. C’est ce qu’a annoncé mardi la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, en compagnie du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

« On veut accélérer la croissance des entreprises, on veut accélérer l’exportation, on a des accords internationaux de haut niveau au Québec, a expliqué Mme Proulx. On s’aperçoit que des PME, comme, par exemple, les fromageries, qui ont d’excellents produits, n’arrivent pas à accéder au service d’exportation. »

Le Réseau Accès entreprise, qui sera doté de 97,5 millions de dollars sur cinq ans, est le dernier maillon de la chaîne créée depuis la réforme d’Investissement Québec (IQ) en 2019. « On a remodelé IQ au niveau national, on a créé IQ international, on a fusionné le Centre de recherche industrielle du Québec dans IQ et on a mis sur pied les 17 IQ régionaux », a résumé M. Fitzgibbon.

De cette somme, les municipalités régionales de comté (MRC) recevront 90 millions pour l’ajout de ressources afin d’accompagner les entrepreneurs. Le gouvernement veut un service comparable d’une région à l’autre. Les 7,5 millions restants serviront notamment au développement d’outils pour aider les entreprises. Le Réseau Accès entreprise servira de guichet unique dans chacune des régions du Québec pour aider les entrepreneurs à trouver le bon programme ou le bon service. Les MRC devront embaucher quelque 200 « courtiers ». Chaque MRC — on en compte une centaine — aura deux courtiers qui s’occuperont des contacts directs avec les entrepreneurs. De plus, les MRC devront se doter d’un comité consultatif, qui sera chargé « d’orienter le développement économique » de la région, a précisé la ministre Proulx.

On veut accélérer la croissance des entreprises, on veut accélérer l’exportation, on a des accords internationaux de haut niveau au Québec

 

Québec n’a pas fixé d’objectifs précis, ni pour ce qui est des retombées économiques de ce nouveau guichet ni pour ce qui est du nombre d’entreprises soutenues au cours des prochaines années. Le service devrait être disponible dans les prochains mois, dès que les courtiers auront été embauchés.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a salué cette initiative tout en rappelant au gouvernement les difficultés vécues par les PME en raison de la pandémie.

Elle demande au ministre Fitzgibbon d’étaler la période de remboursement des programmes de prêts du gouvernement, de réduire la paperasse pour les demandes d’aide et de permettre aux entreprises qui peuvent demeurer ouvertes en zone rouge d’avoir tout de même accès à l’Aide aux entreprises en régions en alerte maximale (AERAM), qui est plutôt destinée à celles qui ont dû fermer à cause des mesures sanitaires.

Avec La Presse canadienne

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